Category: Habitat

L’exemple d’Ungersheim

Du nouveau sur l’îlot Busso

Mémorandum, réunion du 12 Mai

Un rappel IMPORTANT : la ville du Pré Saint Gervais est la deuxième ville la plus dense de France

Le terrain des anciennes salaisons Busso est la dernière opportunité foncière de cette importance au Pré Saint Gervais, et se situe en plein cœur du centre-ville.

La ville se doit donc d’en garder la maîtrise à plusieurs égards et notamment de veiller à ce que ne soit pas réitérée une erreur urbanistique et historique comparable à celle de la Zac du centre-ville ( densité extrême, hauteur, ensoleillement, nuisances, délinquance, aspect architectural avec les répercussions sur la qualité du cadre de vie pour les résidents ,les riverains et l’ensemble des Gervaisiens).

C’est pourquoi , en conscience, toute demande d’autorisation de construire, concernant cette emprise foncière exceptionnelle, devrait se voir opposer un refus, et à tout le moins un sursis à statuer pendant la révision du PLU décidée le 13 Octobre 2014.

Il encore temps avant que ne soit adoptée cette révision

Cette période serait mise à profit pour organiser des discussions ouvertes et loyales qui doivent s’engager avec les Riverains directement impactés et non seulement eux, en vue d’adapter le cadre de vie futur à leurs souhaits et à leur envie de vivre mieux dans un cadre qui ne soit pas une cité dortoir déshumanisée qu’est déjà devenu le Pre Saint Gervais.

00- Espace vert largement plébiscité en lieu et place de toute construction

Conservation souhaitée d’une partie remarquable de l’usine témoignant du passé industriel du lieu.

Ce lieu pourrait être aménagé pour de multiples utilisations possibles et à définir.

Le Pré manque cruellement d’espaces verts ouverts aux Gervaisiens, il est donc indispensable d’y créer des espaces de respiration libres de toutes constructions

La ville a le devoir de s’en donner les moyens.

Il s’agit là d’un projet de Ville et cette emprise foncière ne peut et ne doit en aucun cas être livrée aux promoteurs pour lesquels seule compte l’économie d’un projet.

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Nonobstant,

les points qui font débat face au projet ( petit film d’animation) qui a été présenté aux représentants de l’association par les promoteurs:

Nous avons souhaité avoir des informations complémentaires telles que plan masse, élévations, coupes,…répartition des lots, nombre de studios, 2,3,4 pièces, des appartements en duplex sont-ils prévus ? Qualité des matériaux mis en œuvre pour les façades…

A ce stade, ces documents ne nous ont pas été communiqués, alors que la  demande d’autorisation de construire est en passe d’être déposée, la promesse de vente signée prévoyant comme date limite de dépôt du P.C. Le 15 Septembre 2016 (source Promoteurs).

Le petit film, certes très bien fait, on s’en doute, ne  dévoile pas, loin s’en faut, tous les aspects du projet.

Dans son ensemble, ce projet nous est apparu d’une qualité architecturale loin d’être satisfaisante, voire très médiocre.

01- La destruction  Ipso facto du mur végétalise n’est pas souhaitée.

02 – L’ensoleillement n’est pas préservé pour les riverains rue Colette Audry et Gabriel Péri, conséquence de la hauteur R + 4 soit 15 m et de l’implantation en limite: économie du projet obligé.

03- L’implantation d’un Gymnaste/Stade ou d’un Stade / Gymnase à cet endroit en plein cœur d’une résidence est ni justifiée ni appropriée, cf. Nuisances pour les résidents et les riverains.

Reste à préciser la prédominance des 2 fonctions.

De surcroît, un stade de Hand Ball, puisque c’est ce dont il s’agit, nécessitera pour être homologué et pour y accueillir des compétitions départementales, un certain nombre de contraintes au nombre desquelles figure, nous semble-t-il, un minimum de 250 places assises pour les spectateurs. Cf. Document annexe.

Il faut également compter sur des vestiaires, des douches, une estrade officielle…

Une infrastructure pour y accueillir le public, et notamment des places de stationnement

Or, nous dit-on , seules 6 places de parking sont prévues!

Quid alors des déposes minute, des bus et de l’inévitable stationnement sauvage, etc…

Manifestement, aucune  étude n’a été menée sur ces points.

Nous sommes tout à fait d’accord pour comprendre que les créneaux horaires des équipements sportifs existants sont saturés , ou en passe de l’être, pour les scolaires. Cependant il serait peut-être plus judicieux de regarder les possibilités d’extension des gymnases Séverine et Nodier, ce qui par ailleurs permettrait une mutualisation des personnels.

Mais alors, densifier encore plus nécessitera encore plus de créneaux horaires, encore plus de places dans les crèches qui font aussi cruellement défaut au Pré, encore plus de places dans les écoles,… Où voulez-vous vous arrêter sur un territoire qui n’est pas extensible.

Densité du Pré Saint Gervais: 25 583.habitants par km²  sur un territoire de 72 ha.

A rapprocher de celle des communes voisines, voir document annexe.

Où voulez-vous nous mener, quelle est votre vision du Pré à moyen terme et après vos mandatures?

S’il est admissible que la proximité immédiate est un argument pour un gymnase destiné aux scolaires, Nodier et Séverine étant notamment bien situés sur le territoire, elle n’est pas prédominante pour l’implantation d’un stade de Hand ball.

Concernant ce stade de Hand ball, pourquoi ne pas regarder du côté du territoire d’Est Ensemble, et plus particulièrement le long du canal de l’Ourcq ou de nombreuses friches offrent de belles opportunités, bientôt desservi par le nouveau tram T zen 3. Les habitants du Pré, pourront ainsi rejoindre facilement cet ensemble sportif.

04- La densité  et la hauteur (R+4 soit 15m ) sont excessives, proches de celles de la Zac du centre-ville, côté rue Colette Audry ( 121 lots ): la zac comportant par ailleurs quelques 440 lots soit sur un permettre restreint près de 600 lots. La leçon n’a pas suffi et on se prépare de nouveau à des erreurs irréparables.

Nous mesurons et subissons maintenant et pour longtemps toutes les nuisances de la Zac du centre-ville.

Une opération de réhabilitation menée par Osica vient juste de démarrer pour tenter de réparer les erreurs du passé, mais on n’élargira ni la rue André Joineau, ni le trottoir sur lequel le moindre faux pas peut être fatal à celui ou à celle qui ne prendrait pas garde au passage des 170 ou des voitures à des vitesses excessives.

Densité prévue du projet Busso: 140 lots, soit 9500M2 de surface de plancher et seulement 350 M2 de locaux d’activité sur la rue Danton, des appartements en RDC le long de la rue Colette Audry, interdits maintenant à Paris ainsi que dans de nombreuses villes.

On en mesure maintenant les inconvénients pour les résidents, cf. ceux  existants de la rue C.Audry.

Nous avons là un bel exemple de ce qu’il ne faut pas faire et que nous nous préparons à réitérer.

Des locaux d’activités sont nécessaires au Pré et seraient parfaitement adaptés en RDC.

05- Absence de toitures végétalisées et toitures disgracieuses, on va à contre sens de ce qui se fait et est préconisé partout ailleurs, et pourquoi aller à l’encontre des recommandations émises dans le PLU.

Y’aurait-il une malédiction qui frappe le Pré Saint Gervais.

Regardons ce qui se fait  ailleurs, à Pantin par exemple,…et prenons modèle.

06- L’alignement en limite rue Gabriel Péri n’est pas pertinent (économie du projet=densité, oblige).

En effet, il est en complet décalage avec le nu des façades de la copropriété sise rue Gabriel Péri de l’autre côté de la rue C.Audry.

La perspective dans ce sens de la rue bute alors sur un pignon.

Pourtant des réserves ont été instaurées dans le PLU un peu plus loin au niveau du N° 29 au motif de l’élargissement de la rue Gabriel Péri. cf. Documents graphiques du PLU, emplacement réserve N° 2

Une implantation à l’alignement du nu des façades de la copropriété (citée ci-dessus) ne donnerait pas une impression de bétonnage, laisserait une perspective plus ouverte et permettrait la réalisation de trottoirs plus confortables et la plantation de végétaux dans l’axe de ceux existant rue Gabriel Péri.

Nous déplorons tous l’étroitesse de la rue André Joineau alors qu’il était tout à possible à l’époque d’envisager une mise en retrait des façades lors de l’étude de la Zac.

Nous aurions alors aujourd’hui une rue qui ne donnerait pas cette impression de couloir débouchant sur le centre-ville.

07-L’implantation d’un jardin partagé dans la résidence est une idée très intéressante et généreuse mais quid de la tranquillité des futurs résidents qui, en plus du Gymnase/Stade et de ses activités plus ou moins bruyantes selon le score des uns ou des autres, se verront aussi imposer la présence de jardiniers et la visite de groupes scolaires ou autres.

Le jardin partagé a t-il été prévu de concert avec le Pouce Vert ou une autre association?

L’Amicale des Riverains du Projet Busso

 

Site web de l’Amicale.

Page FB

à suivre…

Sauvons le climat, pas les parkings !

Soutenons R-URBAN, une initiative professionnelle et citoyenne devenue référence internationale en matière de résilience urbaine, et convainquons la Mairie de Colombes et les autres autorités publiques de l’intérêt général de préserver ce projet dont le site principal sur la ville de Colombes risque d’être affecté bientôt à un parking temporaire.

R-URBAN a été initié par l’association Atelier d’Architecture Autogérée (AAA) avec l’objectif de créer des opportunités pour les citoyens de changer leur mode de vie et de développer des activités résilientes: préservation de ressources, recyclage, dépollution sur place des eaux usées, économie sociale et solidaire, éco-construction, agriculture urbaine, habitats partagés écologiques, transports doux, réduction d’émission de C02, etc.

A partir de 2009, AAA a développé différents partenariats pour initier et financer les premières unités de résilience urbaine à Colombes (92) dans le cadre d’un projet Life+ de la Commission Européenne pour la gouvernance environnementale.  Les partenariats du projet incluent la Mairie de Colombes (240.000€), Public Works et AAA qui a réussi à mobiliser des financements de plus de 1.240.000€ (Ministère de l’Écologie, Communauté Européenne, Conseil Régional Ile-de-France, Conseil Départemental 92, Fondation de France, etc.)

En 2013 nous avons finalisé les premières Unités R-URBAN à Colombes: Agrocité (Unité d’agriculture urbaine et de pédagogie environnementale) et Recyclab (Unité de recyclage, ESS et éco-construction). Actuellement, quelques centaines d’usagers développent des activités régulières (maraîchage, apiculture, école du compost, poulailler, AMAP, recyclage de déchets locaux, éco-design, réduction de déchets organiques, etc.).  Une dizaine de personnes ont pu être salariées de façon permanente ou temporaire sur ce projet. Le bilan écologique est impressionnant : réduction par 6 fois des émissions de CO2/an des usagers de l’Agrocité, 24t/an de déchets organiques recyclés, 50t/an réduction consommation d’eau, 3t/an production locale de légumes bio, etc. 

Par leur caractère novateur et pionnier, l’Agrocité et Recyclab attirent de nombreux visiteurs (professionnels, municipalités, étudiants, promoteurs, chercheurs, etc.) venant des communes voisines mais aussi d’autres villes de France, d’Europe et d’autres continents (Harvard GSD, MIT, UCL Londres, U Sheffield, U West Sydney, Municipalité de Séoul, Municipalité de Montréal, MoMA New York, etc). De même que Fribourg, BedZed, Hamarby, R-Urban Colombes est devenu actuellement une référence en matière de résilience urbaine, la démarche de AAA étant consacré par des nombreux prix internationaux : Zumtobel, Curry Stone, EIB Social Innovation, Prix Européen de l’Espace Public, etc).

Pour avancer vite et expérimenter l’implémentation de ce type d’activités pionnières, les deux unités ont été développées sur des terrains municipaux disponibles de manière temporaire. Les bâtiments des deux unités sont relocalisables à moyen terme dans le cas ou des projets municipaux de plus grande envergure apparaitraient sur ces sites.  Ces terrains ont été proposés par la Municipalité qui s’était engagée fermement dans le cadre du contrat Life+ d’assurer la dissémination et la durabilité du projet.

De façon inattendue,  après les élections de mars 2014 et le changement d’équipe municipale, la Mairie de Colombes, partenaire du projet Européen en cours, a demandé en juin 2014, sans motivation, le départ de l’Agrocité de Colombes. Actuellement, le départ a été reporté pour septembre 2015 avec la motivation d’installer un parking privé temporaire pour 2 ans. Cette décision est d’autant plus paradoxale que, après ces 2 ans proposés pour le parking, le terrain sera de nouveau inutilisé au moins jusqu’en 2018. AAA a répertorié plusieurs terrains disponibles aux alentours et propose l’installation du parking temporaire sur un terrain vide en permettant ainsi de continuer le développement de l’Agrocité avant une relocalisation possible si un projet durable le nécessite. Sans raison concrète, la Mairie demande également de déménager Recyclab avant 30 septembre 2015 !

Nous avons deux mois pour sauver R-URBAN et convaincre la Mairie et les autres autorités de l’intérêt général de préserver l’Agrocité et Recyclab et de préparer des nouveaux sites pour une relocalisation future convenable  sur la ville de Colombes, quand des nouveaux projets durables seront actés.

Au delà de R-URBAN Colombes, il s’agit de créer une plateforme pour les bonnes pratiques d’écologie urbaine, de retissage social, de création d’emploi et de renforcement de l’économie locale, de réduction des déchets et de la pollution, de lutte contre le changement climatique, de préservation de la biodiversité, de développement de la résilience citoyenne, etc.

En signant notre pétition, vous soutenez une autre manière de concevoir et pratiquer la ville. Ensemble nous espérons ainsi de réussir à faire entendre d’autres initiatives citoyennes et professionnelles au delà des intérêts de court terme qui affecte gravement le durabilité de nos milieux de vie.

 

Pour soutenir R_URBAN, en plus de signer cette pétition, vous pouvez aussi:

–  diffuser cette campagne

–  demander à vos amis de la soutenir par les médias

– écrire des lettres/emails de soutien (adressées au Maire du Colombes, et copie à AAA)

–  signer la Charte et joindre le réseau R-Urban

Suivez l’actualité R-URBAN sur :

#saveRURBAN  / @rurban_

facebook.com/rurbancolombes

r-urban.net

Pétitions :

Campagne Change.org

YES to R-Urban

agrocite.wesign.it/fr

une rue de Rotterdam 2009-2014

Rotterdam2009-2014

Sans commentaire !

Des murs en paille…
une idée béton.

DES MURS EN PAILLE : UNE IDÉE EN BÉTON POUR LA NOUVELLE CONSTRUCTION DE L’ÎLOT DANTON

(extrait de Batiactu 10/01/2014)

Si les constructions bois se multiplient, la résidence Jules Ferry de Saint-Dié dans les Vosges, est pour l’heure unique en son genre. Les bâtiments écologiques étaient, jusqu’à présent, limités en hauteur à 3 ou 4 niveaux. Mais la tour HLM voulue par le bailleur social “Le Toit Vosgien” atteint les 8 étages et répond à toutes les contraintes : solidité, durabilité, sécurité… Labellisé écoconstruction, Passiv’haus et Ultra-basse consommation, l’immeuble de logements fait appel à une structure en bois massif et à une isolation en paille. En tout, 700 caissons de bois préfabriqués de 40 cm d’épaisseur, renfermant l’isolant, ont été assemblés en seulement douze mois de chantier. Une solution choisie pour son aspect développement durable (la paille et le bois sont des ressources naturelles renouvelables) et pour ses caractéristiques physiques.

Ecologique = logiquement économique ?

Conçue selon les concepts bioclimatiques, la résidence de 26 logements dispose de nombreux équipements afin d’assurer des performances environnementales de premier plan et un confort de vie pour ses occupants. Outre les matériaux de construction bio-sourcés, l’immeuble dispose d’une VMC double flux collective et de panneaux solaires photovoltaïques 

en toiture afin de couvrir les charges communes. De plus, il possède un système de récupération de la chaleur sur les eaux usées, de fours et plaques à induction basse consommation et un ascenseur à récupération d’énergie. De quoi réduire les factures de chauffage de façon drastique : selon le bailleur social, la charge mensuelle dédiée serait estimée à 10 ou 15 euros pour un T4, soit dix fois moins que dans un logement mal isolé datant des années 1970. Une aubaine pour les locataires et pour l’environnement : le bilan carbone de la construction serait même positif de 1.100 tonnes de CO2 grâce à la capture du gaz dans le bois et la paille. Selon le bailleur social, un bâtiment équivalent en béton et isolant polystyrène aurait présenté un bilan négatif de 600 tonnes.

 

Résistance au feu

Extérieurement, l’immeuble de huit étages est bardé de tuile, afin d’assurer la protection des façades contre les éléments de façon esthétique, peu coûteuse et facile d’entretien. Car la tenue dans le temps est également une préoccupation. Jean-Marc Gremmel, le directeur du Toit Vosgien expliquait à l’AFP : “Les avantages de la construction bois sont désormais bien connus : ça n’est pas plus cher, ça réagit mieux aux secousses sismiques, alors que nous sommes ici sur une faille, et ça permet un chantier plus propre“. Concernant la sécurité incendie, l’architecte Antoine Pagnoux expliquait dans le même temps : “Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le bois comme la paille carbonisent, et le charbon devient un isolant. Du coup, les deux vont mieux résister au feu“. Devant ce premier bilan satisfaisant, d’autres immeubles du même type seraient déjà en préparation. Selon le Réseau Français de la Construction Paille, environ 3.000 maisons françaises feraient déjà appel à ce matériau, dont 700 immeubles. Le grand méchant loup s’essoufflera-t-il avant de les faire toute s’envoler ?