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Manif de poussettes !

Manif de poussettes

Ce dimanche qui voit l’investiture d’Emmanuel Macron est aussi celui de la première manifestation de Respire. Ce qui est une coïncidence d’agenda devient un moment symbolique : nous organisons ainsi le premier événement écologique du quinquennat !

Ce sera l’occasion de rappeler au nouveau président que la pollution tue 48000 personnes par an en France. Un quinquennat d’inaction ferait ainsi près de 250 000 morts, soit l’équivalent d’une ville comme Nantes rayée de la carte. Emmanuel Macron a annoncé vouloir agir sur la question. Nous nous en réjouissons mais attendons aussi de pouvoir le juger sur ses actes. 

Quoi qu’il en soit, nous vous invitons à un rassemblement convivial sur les Champs-Elysées, le dimanche 14 mai, pour rappeler la nécessité de protéger la santé des citoyens et en particulier les enfants, plus vulnérables encore que les adultes à la pollution de l’air. Leur système respiratoire et immunitaire est immature, ils respirent plus vite, ils sont plus petits – plus proches des pots d’échappements.

Asthmes, pneumopathies, retards cognitifs, les conséquences sanitaires sont nombreuses et les organisations internationales comme l’OMS ou l’UNICEF sonnent l’alarme.

Nous organisons donc une “manifestation de poussettes”, en fait un rassemblement convivial et familial, sur les Champs-Elysées.

RDV dimanche 14 mai а 15H sur les Champs-Elysées (au niveau du 142)

Les Champs-Elysées devaient être piétonisés, mais avec l’investiture, ce ne sera pas le cas.

Venez dire que vous ne voulez pas d’un environnement qui nuise à la santé de vos enfants. Venez comme vous êtes, avec poussette ou sans.

Plus d’infos : page FB site de l’association Respire

Pic de pollution au Pré !

Les effets de la pollution de l’air

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On fait quoi ? On se met au vélo !

CUMUL DE NUISANCES ET POLLUTIONS ENVIRONNEMENTALES
AU PRÉ-ST-GERVAIS

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#DarwinAlerte

L’ALERTE DE DARWIN

SAMEDI 10 SEPTEMBRE 2016.

#DARWINALERTE

Depuis Charles Darwin, nous savons que la plupart des espèces naissent, vivent et disparaissent. Certaines s’adaptent aux changements et survivent. La majorité s’évanouit. Aucune d’entre elles n’a eu le choix de changer sa destinée. Ni le rhinocéros noir, ni le cougar, ni le glyptodon, ni les dinosaures. Nous l’avons. Nous savons ce qu’il nous arrive. Nous avons un cerveau pour le comprendre. Nous possédons les données scientifiques pour mesurer l’ampleur des catastrophes qui s’annoncent. Nous connaissons la cause principale de notre extinction probable : l’utilisation massive des énergies fossiles, premier facteur du réchauffement de l’atmosphère et de l’acidification de l’océan. Nous savons que notre consommation effrénée de pétrole, de charbon et de gaz a fini par dérégler le climat. Ce n’est plus une hypothèse. C’est une réalité scientifique, dont nous mesurons déjà les effets : augmentation du niveau de la mer, dégradation des sols, extinction accélérée des espèces, multiplication des sécheresses et des inondations qui exacerbent les crises sociales, économiques, géopolitiques et migratoires. Déjà, des dizaines de millions de femmes, d’hommes et d’enfants souffrent, fuient, meurent à cause de catastrophes ou de conflits liés au dérèglement climatique. Des millions de migrants frappent à la porte des zones encore épargnées, en apparence. Nous savons. Nous savons tout cela. Agissons-nous ?

Nous nous réunissons. Nous discutons. Nous veillons à penser, à réfléchir. A Paris, pendant la COP21, les Etats se sont fixés comme objectif de contenir le réchauffement de la planète bien en dessous de 2°C voire 1,5°C d’ici à 2050. Comment y parvenir ? Pas d’alternative : il faut cesser d’extraire et de consommer les réserves de charbon, de pétrole et de gaz enfouies dans nos sous-sols. Le faisons-nous ? Nous y songeons.
Les dinosaures ne savaient pas. Nous savons. Nous savons que si nos dirigeants n’amorcent pas maintenant une transition écologique, s’ils n’engagent pas nos sociétés vers la sobriété et l’efficacité énergétique, s’ils ne développent pas massivement les énergies renouvelables, dynamisant tout un pan de l’économie, frugal et soutenable, nous disparaîtrons. Nous disparaîtrons, victimes d’un astéroïde pernicieux : celui de notre inaction.

En 2015, la France a adopté une loi qui fixe des premiers objectifs et un cadre pour sa transition énergétique dont une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% d’ici à 2030. Ces objectifs vont dans le bon sens, mais les mesures prises pour les atteindre sont encore largement insuffisantes. Le temps presse. Il est urgent de passer à la vitesse supérieure. La crise climatique n’est plus à notre porte. Elle est entrée chez nous. Mais il n’est pas trop tard. Il n’est pas trop tard pour agir. Pour s’adapter et survivre ensemble. Planifier une réponse nationale, séquencée, et éviter une crise sociale et économique sans précédent.

C’est pourquoi, Nous, signataires de l’ALERTE de DARWIN interpellons le peuple français et à travers lui enjoignons les candidat(e)s à l’élection présidentielle et aux élections législatives françaises de 2017 à initier un plan de sortie de l’exploration et de l’exploitation des énergies fossiles pendant leur mandat.

Les dinosaures n’ont pas eu le choix. Nous l’avons.

L’Alerte de Darwin soutenue par 17 ONG d’envergure nationale

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25 personnes,
3 possibilités

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8 days @ COP21

 

Nous sommes ravis de vous présenter notre nouveau film ‘8 jours @ COP21’.  Il saisit ces jours de décembre dernier pendant lesquels les négociations climatiques ont eu lieu à Paris, et les expériences de certains des Transitionneurs qui étaient présents.  Grâce à notre équipe de choc de traducteurs bénévoles du groupe de Transitionneurs parisiens, nous avons la possibilité de vous proposer le film avec les sous-titres à la fois en anglais et en français (pour cela, il vous suffit de cliquer sur “Settings”, puis “subtitles/CC” et ensuite vous pouvez choisir la langue que vous souhaitez). Nous espérons sincèrement que vous allez l’apprécier. 

8 jours @ COP21′ est le travail du réalisateur Emilio Mula, qui a consacré énormément de temps à faire ce beau film. Nous souhaitons utiliser ce film pour tester une nouvelle manière de permettre à des réalisateurs comme Emilio de continuer à faire de merveilleux films sur la Transition. Donc nous voudrions vous inviter à faire un don après l’avoir vu : donnez ce que vous pensez qu’il vaut pour vous.

Vous pouvez faire un don en cliquant ici, avec nos remerciements par avance de votre aide pour rendre ce film possible !

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Lettre au Maire

Courrier envoyé au Maire du Pré Saint-Gervais le 18 février 2016

Monsieur le Maire,

Un document sur le nouvel îlot Danton a été diffusé via les boîtes aux lettres de notre ville. Notre association Le Pré en Transition étant nommée dans ce courrier adressé aux Gervaisiens, nous nous permettons de vous rappeler notre position sur le projet de transformation de cet espace.

Nos remarques et propositions ont été communiquées et enregistrées le 5 novembre 2014 lors de l’enquête d’intérêt publique. Vous trouverez ci-joint copie du dossier qui vous a déjà été remis à cette période ainsi qu’à l’ensemble des élus et des associations de la commune.

Intitulé « De l’îlot Danton à la Place Danton » notre projet s’inscrit dans une perspective de changement radical en phase avec les nécessités vitales de demain : qualité de vie, santé, renforcement du lien social… à la hauteur des enjeux sociétaux et environnementaux propres au Pré St Gervais. Cette dimension n’a pas été prise en compte dans le projet initial.

Notre réflexion en vue de la création d’une nouvelle place publique fédérative, La Place Danton, s’est nourrie des conseils d’un cabinet d’architecture urbaniste paysagiste, Mélanie Drevet, spécialiste de la restructuration de quartiers. Avec une vision d’avenir, le projet rend place aux piétons et répond à la problématique actuelle du Pré avec l’aménagement d’un jardin public sur une portion de la rue Danton en vue d’agrandir significativement l’espace et de prolonger harmonieusement le jardin partagé en le préservant (voir plan).

La réorganisation d’un espace public induisant la limitation de la circulation d’une rue ou son détournement, est à considérer comme une opportunité propice à la gestion des résistances qui en découlent. La durée des travaux donne aux automobilistes, aux riverains et aux habitants le temps de s’adapter aux changements et de prendre les marques de nouvelles habitudes.

La mobilisation des moyens techniques, grues et blocs de chantier, placés sur une partie de la rue Danton et non dans le jardin, habituera les automobilistes à emprunter d’autres itinéraires pour rejoindre l’avenue Jean Jaurès, et accoutumera les habitants à une nouvelle perspective avec une Place Danton où ils pourront à juste titre profiter d’« un (véritable) espace de respiration au coeur du Pré St Gervais ».

Cette option qui préserve et respecte la biodiversité du jardin actuel, est aussi une façon de reconnaître la clairvoyance de ses bénévoles qui ont travaillé à la constitution de ce patrimoine, notre bien commun, ouvrant ainsi la voie à la transition au Pré St Gervais, en contribuant activement à la réduction d’émission de gaz à effet de serre.

«  (…) la qualité de l’air, les êtres vivants, la biodiversité font partie du patrimoine commun de la nation Cette souveraineté implique une responsabilité par rapport à la protection et à la gestion durable de ce patrimoine. » (Projet de loi biodiversité mars 2014, p. 10)

La COP 21 a définitivement ouvert la voie à une prise de conscience de tous sur la gravité des enjeux écologiques et environnementaux. Aussi pensons-nous, Monsieur le Maire, que le réaménagement de l’îlot Danton en Place Danton, est une occasion unique pour mettre en œuvre une politique novatrice, résiliente et exemplaire, contribuant à réduire les émissions de GES, la pollution et ses conséquences pour la santé de ses habitants, de renforcer le lien social et la dimension pédagogique entre l’homme et la nature.

La Collégiale de l’association Le Pré en Transition

La France des pesticides

FrancePesticides

Chaque année, près de 100 000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux sont utilisés en France.

Via

Face à toutes les menaces, promouvoir un monde plus juste

Rappelons-nous le début des années 70 : en pleines glorieuses, le club de Rome nous avertit que le développement démographique et industriel mondial de l’époque va nous conduire à la catastrophe par pénurie d’énergie et de matières premières. Il est reçu dans le scepticisme par une société encore convaincue de la toute puissance de la science et de la technique.

Pourtant certains commencent à prendre conscience des effets du développement sur l’environnement, en particulier local. Mais sa protection reste une préoccupation marginale, la cerise sur le gâteau d’un développement industriel considéré comme incontournable. Le terme « d’externalité » employé par les économistes pour en désigner les effets négatifs sur l’environnement montre bien que ces effets ne sont pas vraiment considérés comme inhérents à l’activité elle-même. On fait au mieux du point de vue du projet d’activité, après quoi on tente d’en apprécier les effets secondaires sur l’environnement, inévitables mais généralement considérés comme mineurs en regard des bénéfices attendus. De cette époque aussi date la notion de pollueur-payeur qui met face à face un pollueur et des victimes, bien identifiés.

Avec l’affaire des pluies acides et Tchernobyl, changement d’échelle : ni les pluies acides ni les nuages radioactifs n’ont en effet le bon goût de s’arrêter aux frontières des Etats. L’anonymat gagne les pollueurs et les victimes. La solution des conflits justifie les services de la diplomatie internationale. Les gouvernements veillent cependant jalousement à ne pas hisser les questions environnementales au niveau des questions commerciales discutées d’abord au sein du GATT puis de l’OMC.

Enfin, le début des années 90 voit l’émergence dans la sphère publique des préoccupations d’environnement global, le changement climatique, la désertification et les atteintes à la biodiversité,  et celle de développement durable. On passe progressivement de l’idée d’un développement qui s’impose comme une nécessité dont on tenterait de compenser au mieux les dégâts collatéraux inéluctables, à un concept où les préoccupations d’environnement viennent faire jeu égal avec les préoccupations économiques et sociales (tout au moins sur le papier). Les écologistes prennent conscience qu’il n’est plus possible de traiter des questions de protection de l’environnement sans traiter en même temps des questions sociales et économiques.

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À Ungersheim, manger local et payer en radis

Production de l’exploitation maraîchère bio de 8 hectares créée en 2012 par la municipalité d’Ungersheim (Haut-Rhin). Mairie d’Ungersheim

Un marché se tient désormais à Ungersheim, commune de 2 200 habitants du Haut-Rhin, située à une vingtaine de kilomètres de Mulhouse. Aucun contemporain, même d’un certain âge, n’a le souvenir ici qu’il y ait eu par le passé quelques étals dans le village un jour de semaine. Mais dorénavant, tous les vendredis matin, les Jardins du Trèfle rouge, entreprise maraîchère en activité sur la commune depuis 2012, la toute jeune conserverie locale ainsi qu’un marchand d’œufs du cru exposent et vendent leur production sur la place de la mairie.

Assurer la souveraineté alimentaire de la commune, en créant une filière locale « de la graine à l’assiette », autrement dit en proposant aux villageois des aliments produits localement : c’est l’objectif poursuivi depuis quatre ans par la municipalité d’Ungersheim. « Aujourd’hui, la nourriture que nous consommons, venant de centaines, voire de milliers de kilomètres, est essentiellement livrée par camion. Or en cas de choc, pétrolier notamment, nous pourrions nous trouver rapidement en situation de pénurie. Alors même que nous sommes entourés d’une centaine d’hectares de terres agricoles, mais vouées à des monocultures de maïs ou de céréales, destinées à l’exportation », explique son maire, Jean-Claude Mensch.

Légumes bio et de saison

Déterminé à mettre un terme à ce « grand paradoxe », le conseil municipal décide, en 2012, d’utiliser une partie des 40 hectares agricoles sur lesquels il a la maîtrise foncière, pour contribuer à nourrir la population. Il commence par racheter le droit d’exploitation agricole sur un terrain de 8 hectares, loué jusque-là à un céréalier, et y installe une exploitation maraîchère bio, les Jardins du Trèfle rouge, gérée par une entreprise d’insertion. Employant 25 personnes, celle-ci produit aujourd’hui une trentaine de tonnes de légumes de saison par an (soit une centaine de variétés sur toute l’année). Elle propose non seulement sa production chaque vendredi au marché, mais confectionne deux fois par semaine quelque 150 paniers de légumes, vendus aux ménages du village et des alentours, et fournit chaque jour en nourriture la cantine de l’école du village.

Car si la municipalité a décidé dès 2009 de servir aux élèves des repas et goûters 100 % bio en faisant alors appel à un prestataire extérieur – et en prenant en charge le surcoût –, elle entend désormais que ces repas soient réalisés sur place avec des produits locaux. Pour cela, elle a construit une cuisine collective bio, certifiée Ecocert. Opérationnelle depuis le printemps 2014, cette installation prépare aujourd’hui quelque 500 repas par jour et assure l’approvisionnement de la restauration scolaire du village, mais également, dans un rayon de quinze minutes de transport en liaison froide et chaude, d’autres écoles. « Ce afin d’assurer l’équilibre économique, souligne M. Mensch. Mais, ajoute-t-il aussitôt, cette cuisine reste une petite unité de production à taille humaine. »

Bien décidée à élargir la distribution de produits alimentaires en circuits courts, la municipalité a créé en avril 2015 une régie agricole et est en train de monter une coopérative d’intérêt collectif qui a vocation à faire tourner une conserverie, une malterie microbrasserie et une épicerie spécialisée dans la vente en vrac, où le client apporte ses contenants et peut acheter le juste poids de produit dont il a besoin.

Lire la suite (Le Monde Planète)

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