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Une autre ville est possible…

LES RENCONTRES DU CAFÉ VERT

La Librairie TEMPS-LIVRES et LE CAFÉ VERT

ont le plaisir de vous inviter à une rencontre signature

Vendredi 24 novembre à 18h30

au CAFÉ VERT – 31, rue Danton – Le Pré-Saint-Gervais

Marc Huret Urbaniste, praticien du projet urbain et du projet de ville.
Ancien maire-adjoint en région parisienne. La ville française défigurée par le zoning.
Pour une nouvelle urbanité : un grand projet politique.

Inauguration du Jardin Divers au Pré

jardindivers

Les associations le Pré en Transition et la Vaillante

sont heureuses de vous inviter à l’inauguration du

 Le Jardin Divers

à l’angle des rues Paul de Kock et Estiennes d’Orves

le dimanche 6 novembre de 10h à 17h

Programme de la journée :

Vous êtes donc conviés dès 11h pour partager avec nous des soupes, de quoi grignoter, des grillades (amenez vos grillades, on aura le BBQ), du thé à la menthe, du café…

Pour les enfants : réalisation d’hôtels à insectes, initiation au compostage avec tamisage, peinture sur bois et plantation d’hiver !

Et s’il fait un peu frais, on aura un poêle pour se réchauffer !

Du nouveau sur l’îlot Busso

Mémorandum, réunion du 12 Mai

Un rappel IMPORTANT : la ville du Pré Saint Gervais est la deuxième ville la plus dense de France

Le terrain des anciennes salaisons Busso est la dernière opportunité foncière de cette importance au Pré Saint Gervais, et se situe en plein cœur du centre-ville.

La ville se doit donc d’en garder la maîtrise à plusieurs égards et notamment de veiller à ce que ne soit pas réitérée une erreur urbanistique et historique comparable à celle de la Zac du centre-ville ( densité extrême, hauteur, ensoleillement, nuisances, délinquance, aspect architectural avec les répercussions sur la qualité du cadre de vie pour les résidents ,les riverains et l’ensemble des Gervaisiens).

C’est pourquoi , en conscience, toute demande d’autorisation de construire, concernant cette emprise foncière exceptionnelle, devrait se voir opposer un refus, et à tout le moins un sursis à statuer pendant la révision du PLU décidée le 13 Octobre 2014.

Il encore temps avant que ne soit adoptée cette révision

Cette période serait mise à profit pour organiser des discussions ouvertes et loyales qui doivent s’engager avec les Riverains directement impactés et non seulement eux, en vue d’adapter le cadre de vie futur à leurs souhaits et à leur envie de vivre mieux dans un cadre qui ne soit pas une cité dortoir déshumanisée qu’est déjà devenu le Pre Saint Gervais.

00- Espace vert largement plébiscité en lieu et place de toute construction

Conservation souhaitée d’une partie remarquable de l’usine témoignant du passé industriel du lieu.

Ce lieu pourrait être aménagé pour de multiples utilisations possibles et à définir.

Le Pré manque cruellement d’espaces verts ouverts aux Gervaisiens, il est donc indispensable d’y créer des espaces de respiration libres de toutes constructions

La ville a le devoir de s’en donner les moyens.

Il s’agit là d’un projet de Ville et cette emprise foncière ne peut et ne doit en aucun cas être livrée aux promoteurs pour lesquels seule compte l’économie d’un projet.

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Nonobstant,

les points qui font débat face au projet ( petit film d’animation) qui a été présenté aux représentants de l’association par les promoteurs:

Nous avons souhaité avoir des informations complémentaires telles que plan masse, élévations, coupes,…répartition des lots, nombre de studios, 2,3,4 pièces, des appartements en duplex sont-ils prévus ? Qualité des matériaux mis en œuvre pour les façades…

A ce stade, ces documents ne nous ont pas été communiqués, alors que la  demande d’autorisation de construire est en passe d’être déposée, la promesse de vente signée prévoyant comme date limite de dépôt du P.C. Le 15 Septembre 2016 (source Promoteurs).

Le petit film, certes très bien fait, on s’en doute, ne  dévoile pas, loin s’en faut, tous les aspects du projet.

Dans son ensemble, ce projet nous est apparu d’une qualité architecturale loin d’être satisfaisante, voire très médiocre.

01- La destruction  Ipso facto du mur végétalise n’est pas souhaitée.

02 – L’ensoleillement n’est pas préservé pour les riverains rue Colette Audry et Gabriel Péri, conséquence de la hauteur R + 4 soit 15 m et de l’implantation en limite: économie du projet obligé.

03- L’implantation d’un Gymnaste/Stade ou d’un Stade / Gymnase à cet endroit en plein cœur d’une résidence est ni justifiée ni appropriée, cf. Nuisances pour les résidents et les riverains.

Reste à préciser la prédominance des 2 fonctions.

De surcroît, un stade de Hand Ball, puisque c’est ce dont il s’agit, nécessitera pour être homologué et pour y accueillir des compétitions départementales, un certain nombre de contraintes au nombre desquelles figure, nous semble-t-il, un minimum de 250 places assises pour les spectateurs. Cf. Document annexe.

Il faut également compter sur des vestiaires, des douches, une estrade officielle…

Une infrastructure pour y accueillir le public, et notamment des places de stationnement

Or, nous dit-on , seules 6 places de parking sont prévues!

Quid alors des déposes minute, des bus et de l’inévitable stationnement sauvage, etc…

Manifestement, aucune  étude n’a été menée sur ces points.

Nous sommes tout à fait d’accord pour comprendre que les créneaux horaires des équipements sportifs existants sont saturés , ou en passe de l’être, pour les scolaires. Cependant il serait peut-être plus judicieux de regarder les possibilités d’extension des gymnases Séverine et Nodier, ce qui par ailleurs permettrait une mutualisation des personnels.

Mais alors, densifier encore plus nécessitera encore plus de créneaux horaires, encore plus de places dans les crèches qui font aussi cruellement défaut au Pré, encore plus de places dans les écoles,… Où voulez-vous vous arrêter sur un territoire qui n’est pas extensible.

Densité du Pré Saint Gervais: 25 583.habitants par km²  sur un territoire de 72 ha.

A rapprocher de celle des communes voisines, voir document annexe.

Où voulez-vous nous mener, quelle est votre vision du Pré à moyen terme et après vos mandatures?

S’il est admissible que la proximité immédiate est un argument pour un gymnase destiné aux scolaires, Nodier et Séverine étant notamment bien situés sur le territoire, elle n’est pas prédominante pour l’implantation d’un stade de Hand ball.

Concernant ce stade de Hand ball, pourquoi ne pas regarder du côté du territoire d’Est Ensemble, et plus particulièrement le long du canal de l’Ourcq ou de nombreuses friches offrent de belles opportunités, bientôt desservi par le nouveau tram T zen 3. Les habitants du Pré, pourront ainsi rejoindre facilement cet ensemble sportif.

04- La densité  et la hauteur (R+4 soit 15m ) sont excessives, proches de celles de la Zac du centre-ville, côté rue Colette Audry ( 121 lots ): la zac comportant par ailleurs quelques 440 lots soit sur un permettre restreint près de 600 lots. La leçon n’a pas suffi et on se prépare de nouveau à des erreurs irréparables.

Nous mesurons et subissons maintenant et pour longtemps toutes les nuisances de la Zac du centre-ville.

Une opération de réhabilitation menée par Osica vient juste de démarrer pour tenter de réparer les erreurs du passé, mais on n’élargira ni la rue André Joineau, ni le trottoir sur lequel le moindre faux pas peut être fatal à celui ou à celle qui ne prendrait pas garde au passage des 170 ou des voitures à des vitesses excessives.

Densité prévue du projet Busso: 140 lots, soit 9500M2 de surface de plancher et seulement 350 M2 de locaux d’activité sur la rue Danton, des appartements en RDC le long de la rue Colette Audry, interdits maintenant à Paris ainsi que dans de nombreuses villes.

On en mesure maintenant les inconvénients pour les résidents, cf. ceux  existants de la rue C.Audry.

Nous avons là un bel exemple de ce qu’il ne faut pas faire et que nous nous préparons à réitérer.

Des locaux d’activités sont nécessaires au Pré et seraient parfaitement adaptés en RDC.

05- Absence de toitures végétalisées et toitures disgracieuses, on va à contre sens de ce qui se fait et est préconisé partout ailleurs, et pourquoi aller à l’encontre des recommandations émises dans le PLU.

Y’aurait-il une malédiction qui frappe le Pré Saint Gervais.

Regardons ce qui se fait  ailleurs, à Pantin par exemple,…et prenons modèle.

06- L’alignement en limite rue Gabriel Péri n’est pas pertinent (économie du projet=densité, oblige).

En effet, il est en complet décalage avec le nu des façades de la copropriété sise rue Gabriel Péri de l’autre côté de la rue C.Audry.

La perspective dans ce sens de la rue bute alors sur un pignon.

Pourtant des réserves ont été instaurées dans le PLU un peu plus loin au niveau du N° 29 au motif de l’élargissement de la rue Gabriel Péri. cf. Documents graphiques du PLU, emplacement réserve N° 2

Une implantation à l’alignement du nu des façades de la copropriété (citée ci-dessus) ne donnerait pas une impression de bétonnage, laisserait une perspective plus ouverte et permettrait la réalisation de trottoirs plus confortables et la plantation de végétaux dans l’axe de ceux existant rue Gabriel Péri.

Nous déplorons tous l’étroitesse de la rue André Joineau alors qu’il était tout à possible à l’époque d’envisager une mise en retrait des façades lors de l’étude de la Zac.

Nous aurions alors aujourd’hui une rue qui ne donnerait pas cette impression de couloir débouchant sur le centre-ville.

07-L’implantation d’un jardin partagé dans la résidence est une idée très intéressante et généreuse mais quid de la tranquillité des futurs résidents qui, en plus du Gymnase/Stade et de ses activités plus ou moins bruyantes selon le score des uns ou des autres, se verront aussi imposer la présence de jardiniers et la visite de groupes scolaires ou autres.

Le jardin partagé a t-il été prévu de concert avec le Pouce Vert ou une autre association?

L’Amicale des Riverains du Projet Busso

 

Site web de l’Amicale.

Page FB

à suivre…

Venez nous rencontrer à “Faites le Printemps !”

Samedi 9 avril dès 9h rue Danton.

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Le programme complet.

La nature : une solution au réchauffement climatique en Île-de-France

 

Un clip de 5min30 montrant que des solutions fondées sur la nature existent, en ville en particulier, pour nous adapter aux effets du changement climatique (inondations, tempêtes, érosion des sols, glissements de terrain…).

Auteur(s) : réalisé par Natureparif en association avec l’IFORE et l’AESN dans le cadre de la COP21

Description

Le changement climatique n’est qu’une facette des changements globaux puisque nous connaissons dans le même temps une érosion spectaculaire de la biodiversité, les deux phénomènes étant liés. Impactée par le changement climatique, la biodiversité change en retour et peut l’accélérer. Elle est aussi un réservoir de solutions puisque les écosystèmes en bon état de conservation contribuent à l’atténuation (captage et stockage du dioxyde de carbone atmosphérique) et à l’adaptation aux effets du changement climatique (risques naturels comme les inondations, les tempêtes, les glissements de terrain ou l’érosion des sols). Les possibilités en matière de solutions faisant appel à la biodiversité sont innombrables et variées !

 

Source : Biodiville

Nos remarques sur le Plan Local de Déplacements

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Consulter les ressources sur le Plan Local de Déplacements de Est-Ensemble.

 

ENQUÊTE PUBLIQUE
PLAN LOCAL DE DÉPLACEMENTS

 

A) PLD et ENVIRONNEMENT

Le Diagnostic développe p. 55, 56, 57 qu’ « il y a de nombreuses interactions entre le PLD et l’environnement » et que « le PLD doit être un outil pour agir en faveur de l’environnement ».

Or les 6 grandes actions du PLD qui doivent se mettre en place, ne présentent aucun objectif concret concernant l’environnement.

Nous proposons donc :

– NE PLUS DEPASSER LES SEUILS DE POLLUTIONS REGLEMENTAIRES

– DE RESPECTER LES OBJECTIFS DE QUALITÉ DE l’OMS (cf. POLLUTIONS DE L’AIR, SONORES, et BIODIVERSITE).

 

B) Objectifs /DÉPLACEMENTS :

LA VOITURE

L’objectif de la diminution de la circulation automobile de – 2 % , en 2020, nous paraît nettement INSUFFISANTE. Au regard de 1 700 000 déplacements actuels par jour, dont 32 % en voiture, on passerait de 544 000 déplacements à 510 000/jour sur l’ensemble du territoire Est Ensemble.

IL SERAIT SOUHAITABLE D’ATTEINDRE UNE DIMINUTION DE 10 A 15 %.

En augmentant l’accessibilité, et/ou la rapidité/l’ efficacité des transports en commun, incluant la mobilité des handicapés.

Exemple au Pré St Gervais : rendre plus accessible le tramway/hopital Debré, accroître le service du petit bus, au niveau de l’amplitude horaire et les jours de service (6 au lieu de 3) – que le 61 ait la même régularité/fréquence que le 170, remédier aux effets de la longueur du 170 qui provoque des blocages de la circulation en plusieurs carrefours de la ville (devant Babylone, croisement J. Jaurés/av.du Belvédère, et rue André Joineau/Gabriel Peri/Estienne d’Orves,.

LE VÉLO

Pour que le pourcentage de 10 % d’amélioration puisse être atteint voire dépassé :

  • des pistes cyclables avec amélioration de la signalisation et de la cohabitation entre piétons et cyclistes (par exemple : avenue J.Jaurès en piste cyclable)
  • accompagner les habitants/programmes en direction des enfants/ promenades en vélo des enfants accompagnés par des animateurs
  • des parkings vélos sécurisés (protégés)
  • des aides à l’achat de vélos à assistance électrique (relief accidenté de l’agglomération)
  • inclure un espace pour apprendre à faire du vélo et rollers
  • favoriser le travail des associations impliquées dans la réparation de vélos
  • campagnes gratuites de marquage anti-vol de vélo.

 

LA PACIFICATION DE LA VOIRIE :

Nous souhaitons DES CENTRES-VILLES EN ZMV (zone de modération de vitesse) 30 KM/H voire 20 KM/H, avec des rues rendues régulièrement aux piétons.

Exemple au Pré Saint-Gervais : projet «ILOT DANTON».

Stationnement :

80 % de l’espace public (EST ENSEMBLE) est occupé par des surfaces minéralisées ce qui, en conséquence accentue les effets de réchauffement climatique, contrairement aux espaces verts qui les diminuent!

Il est donc urgent de diminuer l’utilisation de la voiture à travers les solutions précitées :

  • AUGMENTER LES ESPACES VERTS ET AMENAGER DES ESPACES CONVIVIAUX,
  • réglementer les stationnements en centre ville : dépôt minute, livraisons, etc…
  • circulation alternée en cas de pic de pollution.
  • Etendre le stationnement gratuit à Est Ensemble lorsqu’il est mis en place à Paris en raison d’un pic de pollution. Prévoir une compensation pour les détenteurs de cartes de stationnement (prolongation gratuite…)
  • Pour les possesseurs d’un Pass Navigo, une réduction sur leur abonnement annuel de stationnement résidentiel

 

PIÉTONS

Nous souhaitons la sécurité/tranquillité et la convivialité : ZMV pour sécuriser les piétons, amélioration de la qualité des trottoirs pour faciliter la circulation des personnes à mobilité réduite (fauteuil, déambulateur) et des poussettes, pour améliorer la convivialité (bancs, zones vertes, parklet).

Mettre en place une signalétique dédiée aux Piétons et indiquant le temps de parcours (par exemple : Métro 5 min.)

Nous avons été sensibles à la qualité du document, notamment le diagnostic.


L’association Le Pré en Transition souhaite pouvoir SUIVRE L’EVOLUTION ET LA REALISATION DU PLAN à chaque étape (cf. 2, 3 et 5 ans).

Avant / Après : quand la ville change…

Before | After Gallery est un site internet qui met en avant des exemples de transformation de l’espace public en utilisant des vues de Google StreetView. On y voit comment une ville agréable à vivre redonne l’espace public aux piétons et aux déplacements doux et met fin au règne du tout-voiture.

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Via Carfree France

Une autre vi(ll)e est possible !

À la veille de la COP21, l’accélération du réchauffement climatique nous oblige à diminuer drastiquement la consommation des ressources matérielles et énergétiques nécessaires pour l’usage, la réhabilitation et la construction des villes et des territoires urbanisés. Mais la crise économique mondiale de 2008 a modifié les priorités : sous couvert d’équilibre budgétaire, les ambitions environnementales sont trop souvent bradées et les espaces publics sacrifiés. Il est donc urgent d’expérimenter et de promouvoir les alternatives créatives et solidaires qui émergent.

Après avoir été porteuses d’innovations au cours des dix dernières années, les notions de « ville durable » et d’écoquartier se réduisent désormais trop souvent à un outil marketing pour verdir les projets d’aménagements. Quant aux pratiques actuelles, elles ne sont pas du tout à la hauteur des ruptures nécessaires dans nos modes de vie et nos manières de travailler, de nous déplacer et de consommer.

Heureusement, des alternatives s’épanouissent. Dépassant les anciennes méthodes de certifications déconnectées de la réalité des usages, produits défiscalisés d’investissement spéculatifs et normes de sécurité garanties hors sol, des approches originales et pertinentes se mettent en place dans toute la France. Elles contextualisent les procédures au plus près des gens et de leurs territoires, et nourrissent la conviction qui nous rassemble aujourd’hui : une autre vi(ll)e est possible !

 Confortés par ces nouvelles procédures, des projets architecturaux et urbains responsables, économes et inventifs montrent la voie. En réponse aux attentes immédiates, ces mouvements plus ou moins rebelles prennent de l’ampleur. C’est la logique du bottom up, l’innovation ascendante qui se méfie des solutions imposées par une élite déconnectée du terrain. Animées par un engagement bienveillant et nourries par une économie alternative autour du partage et du réemploi, ces opérations préfèrent l’intelligence collective à l’injonction de participer, le ménagement à l’aménagement, les besoins sociaux à la norme imposée, la transformation de l’existant à la démolition/reconstruction, les usages nouveaux à l’habitude, le collaboratif à l’individualisme, le low-tech au high-tech, la créativité au prémâché, la proximité à la mobilité contrainte, le juste temps à l’accélération imposée, l’humanité à la technicité…

 Misant sur l’intelligence, l’inventivité et la maîtrise d’usage du numérique pour imaginer des réponses adaptées à chaque contexte, ces nouvelles méthodes s’affranchissent de règles peu à peu stratifiées et fossilisées, qui empêchent les professions d’évoluer alors qu’une profonde et indispensable mutation s’annonce. Au-delà de la promotion classique, ces démarches visent la qualité d’usage des bâtiments et lient leur performance écologique au territoire pour s’en réapproprier le destin. Elles créent ainsi une urbanité plus vive, plus mouvante et plus réactive, à l’image d’une société en transition…

 Inspirées par un engagement citoyen et une éthique environnementale, ces manières inédites de produire la ville et les territoires urbanisés vont directement à l’essentiel, mettent les désirs et la participation de l’habitant au centre de la démarche, et misent sur la sobriété et l’évolutivité. L’hybridation des moyens et la coopération de multiples « acteurs » culturels, associatifs, sportifs et économiques, de tous les âges, constituent la réponse attendue aux défis environnementaux, sociaux et économiques.

 En s’appuyant sur de nouveaux modes de financement et de gouvernance, ces pratiques bouleversent le rôle de chacun par une mutualisation plus judicieuse des lieux, des équipements et des services, à toutes les échelles. Elles suscitent ainsi l’émergence d’une nouvelle culture de « l’en-commun ».

La pertinence vient du pluralisme des choix, de la diversité des pratiques et de la nouvelle territorialité du politique. Activons la vitalité de la société locale et favorisons l’audace, l’ouverture et la créativité. Construisons ensemble une ville écoresponsable et porteuse d’un nouveau sens humaniste, solidaire et équitable.

Co-auteurs

Jean-Marc Gancille et Philippe Barre, co-fondateurs de DARWIN Éco-système

Dominique Gauzin-Müller, rédactrice en chef d’EK/EcologiK

Bruno Lhoste, président d’Inddigo, co-fondateur d’éco-quartiers.fr

Philippe Madec, architecte-urbaniste

Thierry Paquot, philosophe de l’urbain

 

Manifeste à signer sur  www.change.org/uneautrevilleestpossible

Source

une rue de Rotterdam 2009-2014

Rotterdam2009-2014

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