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Les arbres, une arme contre le réchauffement climatique

Reforester massivement la Terre serait l’une des solutions les plus efficaces pour atténuer le changement climatique, selon une étude parue dans « Science ». Par Nathan Mann.

« Il y a de la place pour 0,9 milliard d’hectares de couvert arboré supplémentaires » sur Terre. Un chiffre astronomique – 14 fois la surface de la France – qui confirme que « la restauration des arbres fait partie des stratégies les plus efficaces pour atténuer le changement climatique ». C’est le constat d’un article publié le 4 juillet dans la revue Science, qui s’est attaché à calculer le potentiel global d’une reforestation massive de la Terre pour lutter contre le changement climatique.
Conduite par des chercheurs de l’Ecole polytechnique de Zurich, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO) et du Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad), l’étude se veut encourageante. A la louche, ce serait « un peu plus de mille milliards d’arbres supplémentaires »qui pourraient être plantés, estime Jean-François Bastin, l’auteur principal de l’étude contacté par Le Monde.

Puits de carbone

De quoi maintenir 205 milliards de tonnes de carbone dans les branches, troncs et racines des nouveaux venus et en retirer autant de l’atmosphère. Les forêts stockent du carbone. Lors de leur pousse surtout, mais aussi une fois à maturité. Ce qui en fait un atout précieux dans la lutte contre le réchauffement climatique, lui-même directement causé par la quantité de carbone présente dans l’atmosphère, principalement sous forme de CO2.

Le mécanisme est d’ailleurs reconnu par l’accord de Paris de 2015, qui incite les Etats à se soucier des « puits de carbone » et notamment des forêts. Ces puits seront d’ailleurs nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, si on en croit le rapport spécial du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) sur la question, paru fin 2018.

Depuis, les initiatives de reboisement se multiplient, comme par exemple le « défi de Bonn », institué en 2011 et qui se donne pour objectif de planter 350 millions d’hectares d’ici à 2030.

Où seraient ces nouvelles zones vertes ? En cataloguant les espaces pouvant accueillir des arbres, l’étude répond à cette question et permet de conclure que « la restauration des écosystèmes qui peuvent supporter des arbres est notre meilleure arme actuelle de lutte contre le changement climatique », selon Jean-François Bastin.

Canopée planétaire

En examinant près de 80 000 photos satellite d’espaces protégés pour « simuler un environnement le plus naturel possible où l’impact de l’être humain est minimal », les scientifiques ont d’abord « essayé d’estimer, à chaque endroit du monde, combien d’arbres pouvaient être supportés » en fonction des climats et des sols, raconte le scientifique.

« Nous avons ensuite extrapolé ce modèle au-delà des zones protégées », continue Jean-François Bastin. Une vision sans hommes « surréaliste », admet-il, mais permettant de servir de référence. L’étude ne cible d’ailleurs pas les hectares de forêts, mais la canopée planétaire, pour tenir compte des différences de densité entre forêts tropicales et zones arborées éparses.

Au total, sans la présence de l’homme, les arbres pourraient recouvrir 4,4 milliards d’hectares sur Terre au lieu des 2,8 actuels. En retranchant les zones agricoles et urbaines de la planète, ce seraient 900 millions d’hectares de canopée qu’il serait possible d’atteindre. La moitié dans six pays : Russie, Etats-Unis, Canada, Australie, Brésil et Chine.

Capter jusqu’à deux tiers du carbone émis par l’homme

Rétablir des forêts dans ces espaces permettrait de capter 205 milliards de tonnes de carbone – quantité impressionnante quand on sait qu’aujourd’hui, l’atmosphère contient autour de 300 milliards de tonnes de carbone émises par l’homme. Ce chiffre pourrait encore augmenter en comptant les arbres implantés en ville ou dans les champs, affirme Jean-François Bastin.

Il faudrait cependant agir vite, car le réchauffement climatique risque d’en réduire le potentiel, notamment entre les tropiques. En suivant les trajectoires actuelles, 223 millions d’hectares pourraient ne plus être boisés d’ici à 2050. Sans compter les hectares qui pourraient être détruits par l’homme d’ici là.

Surtout, « ce qu’affirme le rapport du GIEC (…), c’est que les émissions doivent diminuer maintenant, alors que les arbres mettent du temps à pousser », tempère la chercheuse en modélisation des écosystèmes Aude Valade (Université de Barcelone). « La seule chose que [la restauration des zones forestières] fait, c’est de nous acheter du temps, dix-huit ans à peu près », abonde Jean-François Bastin, tout en notant que les arbres poussent plus vite au début de leur vie. Un délai court, mais qui selon lui « peut être nécessaire pour changer les manières dont on vit sur la planète ».

Restaurer les forêts en fonction des contextes locaux

« Toutes les forêts n’ont pas la même valeur, ni en termes de carbone, et encore moins si on prend en compte les autres services écosystémiques », explique aussi Aude Valade. Alors que l’étude réalise une analyse globale et centrée sur le climat, elle rappelle qu’au niveau local, des questions de protection de la biodiversité, de lutte contre l’érosion, ou de purification de l’eau peuvent entrer en conflit avec les objectifs climatiques, et que certains programmes de reforestation peuvent être contre-productifs. Cas typique : la plantation massive d’eucalyptus au Portugal, qui propagent les incendies.

« Nous parlons de restauration des écosystèmes, il n’est absolument pas question de mettre des quantités incroyables d’eucalyptus en plein désert, indique Jean-François Bastin. Ce ne sont pas forcément des forêts mais des écosystèmes qui peuvent supporter des arbres, comme par exemple les savanes, qui en contiennent peu. » Il reconnaît que la question précise du type d’arbres à planter reste à déterminer localement, et que le choix devrait prendre en compte les changements climatiques futurs pour rester viable.

D’autant que la question de l’impact des arbres sur le climat reste débattue, et devrait intégrer les émissions de méthane et de composés organiques volatiles ainsi que la manière dont la couverture végétale peut modifier la réflexion de la lumière du soleil par les sols, donc le climat. Des éléments qu’il faut « évidemment prendre en compte quand on réfléchit à la possibilité de reforester », selon Jean-François Bastin, qui ajoute qu’aujourd’hui « les forêts sont encore mises en avant pour leur impact positif au niveau de la quantité de carbone que l’on retrouve dans l’atmosphère ».

LE MONDE / 05 JUILLET 2019

Source

Effondrement : seul scénario réaliste ?

Face à l’extinction

MERCREDI 3 JUILLET à 19h30.
SALLE DANTON, 9 rue Danton au Pré-Saint-Gervais (93)

Nous vous attendons nombreuses et nombreux ce mercredi pour une soirée de présentation du collectif Extinction Rebellion, en partenariat avec le Pré en Transition !
Dans un premier temps, nous exposerons ce que signifie l’extinction du vivant afin d’en comprendre les enjeux (biodiversité et climat notamment). Puis nous réfléchirons ensemble aux solutions concrètes pour lutter contre cette catastrophe écologique et humaine annoncée, à travers des actions de désobéissance civile non violentes.

[friche BUSSO] 2e Lettre au Maire

Lettre adressée à Laurent Baron, maire du Pré Saint-Gervais

Le Pré Saint-Gervais, le 17 juin 2019
Monsieur le Maire,

Comme indiqué dans notre dernier courrier, notre association poursuit son action de sensibilisation des habitants du Pré Saint-Gervais avec une pétition pour la création d’un authentique poumon vert sur l’espace Busso.

Elle a rassemblé en quelques jours 1 786 signatures (86% de Gervaisiens), 496 sur le web et 1 290 sur papier avec le nom, le prénom, et l’adresse postale. Relayée par des citoyens.nes qui souhaitent spontanément la faire signer à leur entourage, notre pétition « Un poumon pour nos poumons » devrait dépasser les 3 000 signatures en septembre.

Cet enthousiasme indique d’ores et déjà le besoin des habitants de « mieux respirer » ainsi que leur prise de conscience des menaces du dérèglement climatique pour leur santé et celles de leurs enfants (pollution, canicules…). Ils sont par ailleurs très informés des bénéfices directs et indirects que la plantation d’arbres sous forme de forêt urbaine peut leur apporter. 

L’actualité les conforte dans leur détermination à signer et amplifie notre action avec la décision de la Maire de Paris d’investir dans l’implantation de forêts urbaines au plein centre de la capitale.

Soucieux comme vous de permettre l’accès de tous à un logement décent et au loyer modéré, nous pensons qu’il y a d’autres lieux qui permettraient de construire ou de réhabiliter au Pré Saint-Gervais. En revanche, l’espace libéré par les usines Busso est le seul endroit – et la dernière chance – pour créer une forêt urbaine de bonne dimension, avec un authentique poumon vert pour respirer et mieux vivre ensemble au cœur de notre ville.

Cet investissement à long terme échappe aux logiques du marché immobilier et s’impose pour la santé de tous, comme s’est imposée en son temps la construction des écoles qui permit un accès libre et gratuit à l’éducation scolaire de tous, sans distinction sociale ou culturelle.

Résoudre la pénurie de logements (sociaux ou pas) se joue davantage à l’échelle du département, de la région, de la métropole ou… nationale qu’à celle de notre petite commune.

Aussi, nous, adhérentes et adhérents de l’association Le Pré en Transition, forts d’une pétition de près de 1 800 signataires en moins d’un mois, vous demandons, à ce stade, de suspendre le projet immobilier initialement prévu afin d’épargner la municipalité de frais d’études inutiles et coûteux. 

Engagés à tenir informés les signataires de l’évolution de la pétition, nous vous saurons gré, Monsieur le Maire, par respect pour eux, de bien vouloir répondre à ce courrier.

La Collégiale
Copie aux élus et aux personnes qui nous soutiennent

Télécharger la lettre au format PDF.

Sauvons les arbres !

Samedi 15 juin de 16h à 18h

LA LIBRAIRIE TEMPS LIVRES
A LE PLAISIR DE RECEVOIR
EN COLLABORATION AVEC
LA PÊCHE MONNAIE LOCALE
et
LE PRÉ EN TRANSITION

Delphine Grinberg
pour son livre 

SAUVONS LES ARBRES !

Grande journée autour des arbres et de l’environnement à la librairie ce samedi !
Tout d’abord avec Delphine Grinberg, qui après des études d’Arts Appliqués, est venue  aux sciences et à l’environnement avec la passion de faire partager aux jeunes le goût de la découverte.
Delphine Grinberg dédicacera son livre et animera également un atelier pour les enfants : fabrication d’arrosoirs pour arroser les plantes sauvages de la rue, et jeu avec des craies géantes pour qu’ils les fassent parler !

SAUVONS LES ARBRES
Delphine Grinberg,
Éditions Rageot, 12,90 euros.
Une histoire 100% écolo qui montre que l’on peut agir au quotidien !
En banlieue, Malou, 9 ans, Tulipe, Florimond, les jumeaux Florian et Floriane, Tito et le rat Neige veulent sauver le grand hêtre du terrain vague. Il abrite leurs fous rires et leurs secrets. Pas question qu’une tronçonneuse le mette à terre ! Pour lutter contre le promoteur, ils ont plein d’armes et des alliés… parfois inattendus !
Et pour prolonger le plaisir, “Terriens malins”, c’est aussi un site internet:
http://terriensmalins.strikingly.com/

Enfin, pour information, Le Pré en Transition et La Pêche-Monnaie locale serons présents avec l’éco-roulotte afin de vous présenter la monnaie locale mais aussi parler d’arbres et de forêt urbaine avec la pétition « un poumon pour nos poumons ».

Un poumon pour nos poumons [Pétition BUSSO]

À
Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République
Monsieur François de Rugy, Ministre de la Transition écologique et solidaire
Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé
Madame Sabine Rubin, Députée de la 9ème circonscription de Seine-Saint-Denis
Madame Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France
Monsieur Laurent Baron, Maire du Pré Saint-Gervais

UN POUMON POUR NOS POUMONS

Nous, Gervaisiennes et Gervaisiens,
Demandons solennellement à nos représentants de nous entendre et de mobiliser tous les moyens pour répondre à la nécessité et à l’urgence d’un poumon vert au Pré Saint-Gervais pour la santé de ses habitants, en particulier des plus jeunes.
La pollution tue 6 600 personnes par an à Paris et sa plus proche banlieue. Deux fois plus que les accidents de la route dans toute la France. « Nous fabriquons des handicapés respiratoires à vie » titre Le Parisien.

Le Pré Saint-Gervais, en bordure du périphérique sur près de la moitié de son périmètre, est l’une des villes de France les plus polluées en particules fines et l’une des plus démunies d’Europe en espaces verts avec moins de 2 m2 par habitant quand l’OMS (1) en préconise au minimum 10 m2 , soit cinq fois plus.
De surcroît, la densité de notre ville, supérieure à celle de Paris avec l’équivalent de 25 000 habitants au km2 , a dépassé les limites du raisonnable.

L’urgence est à la création d’un authentique poumon vert, seule alternative sérieuse et efficace contre les effets mortifères de la pollution dont les plus démunis et leurs enfants sont les premières victimes (asthme, allergies, bronchiolite etc.). Ces derniers, faute de moyens, ne peuvent échapper à l’emprise urbaine bitumée et bétonnée.

Nous, Gervaisiennes et Gervaisiens,
Affirmons donc l’urgence absolue de créer un authentique espace de respiration au Pré Saint-Gervais.

C’est une question de santé publique.

Une forêt urbaine de 4 800 m2 sur l’espace bientôt libéré par les usines Busso, est la dernière chance d’infléchir radicalement le destin de notre ville pour la santé de ses habitants et la reconstitution de sa biodiversité.

Or, cette friche a été acquise par notre municipalité par un emprunt de 9 millions d’Euros auprès de l’EPFIF(2) . Un programme immobilier est prévu pour en assurer le remboursement via un promoteur acquéreur qui pourrait construire et vendre 110 logements dont 33 à un bailleur social.
Pourquoi construire davantage dans une ville hyper densifiée et qui peut s’enorgueillir d’un parc de logements sociaux de 48 %, supérieur à la moyenne du département de Seine Saint Denis ?

Nous, Gervaisiennes et Gervaisiens,

Affirmons que la plantation d’arbres sous forme de forêt urbaine est une solution d’avenir simple et réaliste.

Les arbres réduisent les polluants, comme la poussière, l’ozone, et les métaux lourds, mais aussi le bruit et permettent un effet d’îlot de fraicheur en période de canicule. Leur présence est associée à une meilleure santé physique et mentale de la population, moins de mortalité, moins d’anxiété, de dépression et de stress. Les forêts urbaines favorisent la cohésion sociale et font aussi baisser la violence en ville(3).
Les économies de santé publique générées par la proximité directe d’espaces boisés est estimée à environ 300 € par habitant et par an, soit pour une ville comme le Pré Saint-Gervais, près de 5 millions d’Euros en une seule année !

Par cette pétition, Nous, Gervaisiennes et Gervaisiens,

Demandons à nos représentants d’accorder leur confiance à des citoyens lucides et responsables en donnant à leur commune les moyens de réaliser cette forêt urbaine sur les 4 800 m2 de la friche Busso.

La forêt urbaine est un modèle de résistance simple, économique et réaliste face aux conséquences du dérèglement climatique.

La Collégiale

Copies : Monsieur Stéphane Troussel, Président du Conseil Général – Monsieur Gérard Cosme Président de la Communauté d’Agglomérations Est Ensemble

(1) Organisation Mondiale de la Santé
(2) Établissement Public Foncier de la région Ile de France
(3) Seeing Community for the Trees: The Links among Contact with Natural Environments, Community Cohesion, and Crime – Netta Weinstein et al. -BioScience (December 01, 2015) 65 (12): 1141-1153

Participation des adhérents du Pré en Transition au spectacle déambulatoire :
Vers la Cité Soleil de Mystère Bouffe et Ici-Même le Pré. Photo ©Raphaël Daniel

Les friches en fête !

Retrouvez les membres de l’association le Pré en Transition au Jardin Divers
le dimanche 14 avril dès midi pour un repas partagé.

Atelier Land art à 14h30
Atelier plantations de 15h30 à 16h30

Un air pur pour chaque enfant !

Pour chaque enfant un air pur !

En France, trois enfants sur quatre respirent un air toxique. Sur le chemin pour se rendre à l’école ou dans la cour de récréation, ils inhalent des gaz et des particules qui peuvent entraver leur croissance pulmonaire, favoriser le développement de l’asthme, rendre plus fréquents les rhumes, les bronchites et d’autres maladies. À cause de la pollution de l’air, le simple fait de respirer met les enfants en danger.
L’heure n’est plus au constat : il est temps d’agir pour que chaque enfant respire un air pur et sain. Nos élu·e·s au Parlement discutent en ce moment même de la loi d’orientation des mobilités. En influant sur les modes de transport, nous pouvons durablement améliorer la santé des enfants. L’environnement et le climat figurent à raison parmi les sujets de préoccupation des jeunes : aucun avenir sain n’est envisageable sans un air respirable.
Dans notre rapport, nous émettons plusieurs recommandations applicables aussi bien au niveau national qu’à l’échelle locale. Parents, élu·e·s, entreprises, personnels éducatifs : nous pouvons toutes et tous agir. À l’heure actuelle, notre priorité est de rendre obligatoire la mise en place de zones à faibles émissions polluantes (ZFE) autour des lieux accueillant des enfants. Dans ces périmètres délimités, le trafic de voitures est réduit et les rues sont réservées aux véhicules les moins polluants. Depuis une dizaine d’années, plusieurs villes européennes ont franchi le pas. Près de la moitié des Français·es pourraient en bénéficier.
Rendons l’air meilleur pour les enfants en faisant inscrire cette obligation dans la loi : mobilisons-nous.


Source : https://www.unicef.fr/pour-chaque-enfant-un-air-pur

Lettre à Anna Angeli, Maire-adjointe

Le Pré-Saint-Gervais, le 2 avril 2019

Madame la Maire adjointe,

Vendredi dernier, notre association a bénéficié de votre sympathique soirée du marché des producteurs locaux, particulièrement réussie, pour sensibiliser les citoyens sur l’impérieuse nécessité de créer une forêt urbaine contre les pics de pollution et de canicule qui affectent de plus en plus nos villes.

À cette occasion, plusieurs de nos adhérents ont été interpellés par des membres de l’équipe municipale apparemment heurtée par notre communication sur ce projet. Le mode d’interpellation de ces élus, leur réaction, la forme de l’échange et sa tonalité les ont vraiment surpris.

La remise en question de la probité de notre association nous a quelque peu troublé. Sachez que la propagation de fausses rumeurs et l’intolérance sous toutes ses formes sont des valeurs qui ne nous concernent pas, encore moins l’intimidation. Le respect de l’autre est l’un des fondamentaux sur lequel repose notre association. Nous avons envoyé un courrier à Monsieur le Maire dans ce sens.

Aussi convient-il de rappeler que nous ne sommes pas vos ennemis, ni vos concurrents et n’avons aucune visée politique. Nous sommes de simples citoyens, des administrés qui prennent une part de leur temps de vie (travail, famille … ), pour participer activement à la vie de la cité et ce à titre bénévole.

Et, nécessité faisant loi, nous sommes résolument déterminés, dans notre modeste mesure et à l’échelle de la citoyenneté municipale, à relever ce défi inédit que la nature nous impose pour faire face aux conséquences mortifères de la pollution quotidienne aux portes de Paris. Cette épée de Damoclès préoccupe nos voisins, nos concitoyens autant que nous. Ils nous en ont fait part lors de nos multiples échanges.

L’entreprise n’est pas facile, nous en sommes conscients. Et les obstacles à lever ne le sont pas moins pour nos représentants municipaux.

Mais les réactions positives des gervaisiens et des gervaisiennes (en particulier les mères de famille très nombreuses vendredi) et leur enthousiasme à vouloir bénéficier d’un poumon capteur de CO2 au Pré pour leurs enfants, nous confortent à poursuivre, quoiqu’il advienne, la sensibilisation des habitants pour l’implantation d’une forêt au Pré.

Ils nous encouragent à continuer, à amplifier et à diversifier nos actions. Le débat sur la nécessité d’une forêt ne fait donc que commencer.

La Municipalité de Paris montre la voie avec une forêt urbaine et citoyenne : 2000 arbres ont été plantés au cœur de Paris en une journée ce 29 mars 2019 !

Le débat sur ce projet sera animé, connaitra ses contradictions, ses désaccords (bref, un débat !) et sera d’autant plus constructif, et nous nous y engageons, qu’il restera dans le respect des règles de l’échange, de la civilité et des missions de chacun.

Veuillez croire, Madame la Maire adjointe, en nos sincères et motivées salutations citoyennes.

LA COLLÉGIALE

PS : Copie envoyée à nos adhérents et aux personnes qui nous ont encouragent

Réunion publique Electrons Solaire 93 [reportée]

La coopérative Electrons solaire 93
organise une réunion publique
le mercredi 10 avril à 19h [reportée]
Maison des Associations
au Pré Saint-Gervais
(salle 1)

Nous y ferons le point sur l’avancement du projet en général et sur le Pré en particulier.

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