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#2 – le fil de la Transition

Retrouvons-nous au forum des associations

Samedi 7 septembre 2019 de 10h à 16h30
Préau de l’école Brossolette

Vous pourrez faire connaissance avec les membres de l’association, signer la pétition pour une forêt urbaine sur le site de Busso, participer à la tombola pour la fête du 21 septembre, ou bien trouver un domaine pour lequel vous engager…


Urgence de ralentir face à la crise climatique

Une fête pour les 5 ans de l’association le Pré en Transition
Samedi 21 septembre 2019 dès 14h30

Des animations, expos, ateliers, rencontres… une tombola, une conférence-débat animée par Antoine Lagneau avec Serge Latouche et Rob Hopkins, un dîner à prix-libre et de la musique…


le Paris Sans Voiture 2019 
départ à vélo du Pré !

À l’invitation de l’association le Pré en Transition, le Paris Sans Voiture 2019 commencera son périple du Pré Saint-Gervais.
Rendez-vous le dimanche 22 septembre à 11 h devant la Mairie du Pré Saint-Gervais.
Vélos, patinettes, et tout engin roulant sans moteur-pollueur produit de votre imagination seront les bienvenus.


Jean-Marie Albaret était arboriculteur dans la vallée du Tarn. Gravement malade, il a dû vendre ses terres. Il nous alerte.

« Arboriculteur à la retraite, je suis aujourd’hui atteint de maladie neurodégénérative. Persuadé que celle-ci est liée à l’utilisation de produits phytosanitaires utilisés durant ma carrière, entre autre le diméthoate pour ne citer que lui et qui me condamne au fauteuil
roulant.
Produit vendu, conseillé par nos techniciens et approuvé par le gouvernement.
Son usage est passé d’une semaine avant récolte à 15 jours avant récolte puis à un mois avant d’être définitivement interdit pour son usage neurotoxique enfin reconnu.
Double peine pour les agriculteurs qui subissent la maladie et le regard désapprobateur de la population.
Ne faudrait-il pas à ce jour trouver des alternatives bio pour sauver de la dangerosité, les récoltes, les agriculteurs et les consommateurs.
Je voudrais mettre en garde mes collègues paysans utilisateurs de produit phytosanitaires sur la dangerosité possible pour eux, leur proche et la population dans un périmètre de 8 kilomètres à la ronde.
Avoir perdu la santé pour gagner sa vie en faisant confiance aux techniciens, aux lobbies et aux gouvernements est pour moi insupportable.
Amis paysans ne vous laissez pas prendre au piège d’une pseudo-information qui n’est faite que pour le profit et qui TUE.
Restez vigilants pour vous, vos proches et la survie de la Terre »

jean-marie albaret

L’Amazonie brûle mais pas que… Déforestation en marche !

« On ne sapera le capitalisme qu’en lui opposant une merveilleuse alternative »

Interview de Rob Hopkins paru sur le site Usbek & Rica.

(…)

L’imaginaire du capitalisme est aujourd’hui très puissant. Avec la promesse fortement ancrée d’une consommation exponentielle de biens et services pour les consommateurs. Comment stimuler une nouvelle forme d’imagination ?
Les gens sont fatigués, effrayés, las et en manque d’inspiration. Mon analyse est que nous vivons une crise de l’imagination. Notre système éducatif ne produit pas des gens qui soient imaginatifs. Il l’a peut-être fait mais plus maintenant. L’économie mondiale est en guerre contre l’imagination, elle crée de la solitude, de l’anxiété et du stress chez les gens, qui ne pensent plus qu’en tant que consommateurs. Nous passons de moins en moins de temps dans la nature. L’impact des smartphones et des réseaux sociaux est aussi très fort sur l’imagination.

(…)


L’utopie est la vérité de demain.

Victor hugo

le Paris Sans Voiture 2019
départ à vélo du Pré !

À l’invitation de l’association le Pré en Transition, le Paris Sans Voiture 2019 commencerason périple du Pré Saint-Gervais.
Rendez-vous le dimanche 22 septembre à 11 h devant la Mairie du Pré Saint-Gervais.
Vélos, patinettes, et tout engin roulant sans moteur-pollueur produit de votre imaginationseront les bienvenus.

Parcours Paris sans voiture 2019

Départ à 11h de la Mairie du Pré-Saint-Gervais
en compagnie de Rob Hopkins !

Nous allons parcourir Paris en vélos customisés en vélovoitures, en tandems, vélo cargos et plein d’autres bolides 100% écolo et sans moteur ! Arrivée prévue à Quartier Libre vers 13h pour un grand pique-nique zéro-déchet !

#1 – le fil de la Transition

Au Pré, logements contre forêt urbaine : deux visions s’affrontent pour l’ex-usine Busso

La municipalité demande aux promoteurs de construire une centaine de logements à la place des anciennes salaisons. Une pétition, forte de 2000 signatures, réclame la création d’une « forêt urbaine ».


Pollution, Canicules ?

Bonnes nouvelles des arbres.
Reboiser près de 900 millions d’hectares sur la Terre réduirait de deux tiers notre empreinte carbone*.
L’Inde projette d’en planter 95 millions avant 2030.
Une fois de plus, le pays de Ghandi montre l’exemple !

Au Pré aussi, montrons l’exemple : plantons des arbres sur le demi hectare de la friche Busso…

Signons la pétition pour atteindre 4 000 signatures à la fin de l’automne !

https://www.tdg.ch/monde/planter-arbres-sauver-planete-simple/story/27815374


Face à l’effondrement, une forêt comestible et des jardins partagés naissent à Budapest

Après un an d’échanges avec des citoyen-ne-s, des élus locaux, des ingénieurs, des paysagistes, des ingénieurs, des ONG sur l’environnement, et des jardins communautaires : la première Forêt-Climat hongroise a commencé à prendre racine.


Le Pré en Transition sur Instagram

Busso vu d’en haut

Solastalgie ?

Le néologisme solastalgie désigne une forme de détresse psychique ou existentielle causée par les changements environnementaux, comme l’exploitation minière ou le changement climatique. On parle aussi d’écoanxiété ou d’angoisse climatique.
Ce mot été inventé en 2003 par le philosophe australien Glenn Albrecht, avec un premier article publié sur ce sujet en 2005. C’est une combinaison du mot latin sōlācium (consolation) et de la racine grecque -algia (douleur).
Source


Sans commentaire !

« L’homme peut-il se reconvertir de prédateur en jardinier ? »

Dans une tribune au « Monde », l’éthologue Pierre Jouventin et l’économiste Serge Latouche interrogent la capacité de l’homme à préserver l’équilibre entre les ressources naturelles et ses activités.

(…)

Décoloniser notre imaginaire

La réalisation de tout projet alternatif de société passe donc plus par une révolution mentale que par la prise du pouvoir politique. Il s’agit d’abord de « décoloniser notre imaginaire », en d’autres termes de changer de valeurs, et donc de se désoccidentaliser pour initier et accompagner les transformations de nos modes de vie. Concrètement, il faut se réapproprier la gestion de la planète, en limitant le pouvoir des banques et des firmes transnationales, pour assurer notre survie.

(…)

Pierre Jouventin – Serge Latouche

Les arbres, une arme contre le réchauffement climatique

Reforester massivement la Terre serait l’une des solutions les plus efficaces pour atténuer le changement climatique, selon une étude parue dans « Science ». Par Nathan Mann.

« Il y a de la place pour 0,9 milliard d’hectares de couvert arboré supplémentaires » sur Terre. Un chiffre astronomique – 14 fois la surface de la France – qui confirme que « la restauration des arbres fait partie des stratégies les plus efficaces pour atténuer le changement climatique ». C’est le constat d’un article publié le 4 juillet dans la revue Science, qui s’est attaché à calculer le potentiel global d’une reforestation massive de la Terre pour lutter contre le changement climatique.
Conduite par des chercheurs de l’Ecole polytechnique de Zurich, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO) et du Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad), l’étude se veut encourageante. A la louche, ce serait « un peu plus de mille milliards d’arbres supplémentaires »qui pourraient être plantés, estime Jean-François Bastin, l’auteur principal de l’étude contacté par Le Monde.

Puits de carbone

De quoi maintenir 205 milliards de tonnes de carbone dans les branches, troncs et racines des nouveaux venus et en retirer autant de l’atmosphère. Les forêts stockent du carbone. Lors de leur pousse surtout, mais aussi une fois à maturité. Ce qui en fait un atout précieux dans la lutte contre le réchauffement climatique, lui-même directement causé par la quantité de carbone présente dans l’atmosphère, principalement sous forme de CO2.

Le mécanisme est d’ailleurs reconnu par l’accord de Paris de 2015, qui incite les Etats à se soucier des « puits de carbone » et notamment des forêts. Ces puits seront d’ailleurs nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, si on en croit le rapport spécial du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) sur la question, paru fin 2018.

Depuis, les initiatives de reboisement se multiplient, comme par exemple le « défi de Bonn », institué en 2011 et qui se donne pour objectif de planter 350 millions d’hectares d’ici à 2030.

Où seraient ces nouvelles zones vertes ? En cataloguant les espaces pouvant accueillir des arbres, l’étude répond à cette question et permet de conclure que « la restauration des écosystèmes qui peuvent supporter des arbres est notre meilleure arme actuelle de lutte contre le changement climatique », selon Jean-François Bastin.

Canopée planétaire

En examinant près de 80 000 photos satellite d’espaces protégés pour « simuler un environnement le plus naturel possible où l’impact de l’être humain est minimal », les scientifiques ont d’abord « essayé d’estimer, à chaque endroit du monde, combien d’arbres pouvaient être supportés » en fonction des climats et des sols, raconte le scientifique.

« Nous avons ensuite extrapolé ce modèle au-delà des zones protégées », continue Jean-François Bastin. Une vision sans hommes « surréaliste », admet-il, mais permettant de servir de référence. L’étude ne cible d’ailleurs pas les hectares de forêts, mais la canopée planétaire, pour tenir compte des différences de densité entre forêts tropicales et zones arborées éparses.

Au total, sans la présence de l’homme, les arbres pourraient recouvrir 4,4 milliards d’hectares sur Terre au lieu des 2,8 actuels. En retranchant les zones agricoles et urbaines de la planète, ce seraient 900 millions d’hectares de canopée qu’il serait possible d’atteindre. La moitié dans six pays : Russie, Etats-Unis, Canada, Australie, Brésil et Chine.

Capter jusqu’à deux tiers du carbone émis par l’homme

Rétablir des forêts dans ces espaces permettrait de capter 205 milliards de tonnes de carbone – quantité impressionnante quand on sait qu’aujourd’hui, l’atmosphère contient autour de 300 milliards de tonnes de carbone émises par l’homme. Ce chiffre pourrait encore augmenter en comptant les arbres implantés en ville ou dans les champs, affirme Jean-François Bastin.

Il faudrait cependant agir vite, car le réchauffement climatique risque d’en réduire le potentiel, notamment entre les tropiques. En suivant les trajectoires actuelles, 223 millions d’hectares pourraient ne plus être boisés d’ici à 2050. Sans compter les hectares qui pourraient être détruits par l’homme d’ici là.

Surtout, « ce qu’affirme le rapport du GIEC (…), c’est que les émissions doivent diminuer maintenant, alors que les arbres mettent du temps à pousser », tempère la chercheuse en modélisation des écosystèmes Aude Valade (Université de Barcelone). « La seule chose que [la restauration des zones forestières] fait, c’est de nous acheter du temps, dix-huit ans à peu près », abonde Jean-François Bastin, tout en notant que les arbres poussent plus vite au début de leur vie. Un délai court, mais qui selon lui « peut être nécessaire pour changer les manières dont on vit sur la planète ».

Restaurer les forêts en fonction des contextes locaux

« Toutes les forêts n’ont pas la même valeur, ni en termes de carbone, et encore moins si on prend en compte les autres services écosystémiques », explique aussi Aude Valade. Alors que l’étude réalise une analyse globale et centrée sur le climat, elle rappelle qu’au niveau local, des questions de protection de la biodiversité, de lutte contre l’érosion, ou de purification de l’eau peuvent entrer en conflit avec les objectifs climatiques, et que certains programmes de reforestation peuvent être contre-productifs. Cas typique : la plantation massive d’eucalyptus au Portugal, qui propagent les incendies.

« Nous parlons de restauration des écosystèmes, il n’est absolument pas question de mettre des quantités incroyables d’eucalyptus en plein désert, indique Jean-François Bastin. Ce ne sont pas forcément des forêts mais des écosystèmes qui peuvent supporter des arbres, comme par exemple les savanes, qui en contiennent peu. » Il reconnaît que la question précise du type d’arbres à planter reste à déterminer localement, et que le choix devrait prendre en compte les changements climatiques futurs pour rester viable.

D’autant que la question de l’impact des arbres sur le climat reste débattue, et devrait intégrer les émissions de méthane et de composés organiques volatiles ainsi que la manière dont la couverture végétale peut modifier la réflexion de la lumière du soleil par les sols, donc le climat. Des éléments qu’il faut « évidemment prendre en compte quand on réfléchit à la possibilité de reforester », selon Jean-François Bastin, qui ajoute qu’aujourd’hui « les forêts sont encore mises en avant pour leur impact positif au niveau de la quantité de carbone que l’on retrouve dans l’atmosphère ».

LE MONDE / 05 JUILLET 2019

Source

Effondrement : seul scénario réaliste ?

Face à l’extinction

MERCREDI 3 JUILLET à 19h30.
SALLE DANTON, 9 rue Danton au Pré-Saint-Gervais (93)

Nous vous attendons nombreuses et nombreux ce mercredi pour une soirée de présentation du collectif Extinction Rebellion, en partenariat avec le Pré en Transition !
Dans un premier temps, nous exposerons ce que signifie l’extinction du vivant afin d’en comprendre les enjeux (biodiversité et climat notamment). Puis nous réfléchirons ensemble aux solutions concrètes pour lutter contre cette catastrophe écologique et humaine annoncée, à travers des actions de désobéissance civile non violentes.

[friche BUSSO] 2e Lettre au Maire

Lettre adressée à Laurent Baron, maire du Pré Saint-Gervais

Le Pré Saint-Gervais, le 17 juin 2019
Monsieur le Maire,

Comme indiqué dans notre dernier courrier, notre association poursuit son action de sensibilisation des habitants du Pré Saint-Gervais avec une pétition pour la création d’un authentique poumon vert sur l’espace Busso.

Elle a rassemblé en quelques jours 1 786 signatures (86% de Gervaisiens), 496 sur le web et 1 290 sur papier avec le nom, le prénom, et l’adresse postale. Relayée par des citoyens.nes qui souhaitent spontanément la faire signer à leur entourage, notre pétition « Un poumon pour nos poumons » devrait dépasser les 3 000 signatures en septembre.

Cet enthousiasme indique d’ores et déjà le besoin des habitants de « mieux respirer » ainsi que leur prise de conscience des menaces du dérèglement climatique pour leur santé et celles de leurs enfants (pollution, canicules…). Ils sont par ailleurs très informés des bénéfices directs et indirects que la plantation d’arbres sous forme de forêt urbaine peut leur apporter. 

L’actualité les conforte dans leur détermination à signer et amplifie notre action avec la décision de la Maire de Paris d’investir dans l’implantation de forêts urbaines au plein centre de la capitale.

Soucieux comme vous de permettre l’accès de tous à un logement décent et au loyer modéré, nous pensons qu’il y a d’autres lieux qui permettraient de construire ou de réhabiliter au Pré Saint-Gervais. En revanche, l’espace libéré par les usines Busso est le seul endroit – et la dernière chance – pour créer une forêt urbaine de bonne dimension, avec un authentique poumon vert pour respirer et mieux vivre ensemble au cœur de notre ville.

Cet investissement à long terme échappe aux logiques du marché immobilier et s’impose pour la santé de tous, comme s’est imposée en son temps la construction des écoles qui permit un accès libre et gratuit à l’éducation scolaire de tous, sans distinction sociale ou culturelle.

Résoudre la pénurie de logements (sociaux ou pas) se joue davantage à l’échelle du département, de la région, de la métropole ou… nationale qu’à celle de notre petite commune.

Aussi, nous, adhérentes et adhérents de l’association Le Pré en Transition, forts d’une pétition de près de 1 800 signataires en moins d’un mois, vous demandons, à ce stade, de suspendre le projet immobilier initialement prévu afin d’épargner la municipalité de frais d’études inutiles et coûteux. 

Engagés à tenir informés les signataires de l’évolution de la pétition, nous vous saurons gré, Monsieur le Maire, par respect pour eux, de bien vouloir répondre à ce courrier.

La Collégiale
Copie aux élus et aux personnes qui nous soutiennent

Télécharger la lettre au format PDF.

Sauvons les arbres !

Samedi 15 juin de 16h à 18h

LA LIBRAIRIE TEMPS LIVRES
A LE PLAISIR DE RECEVOIR
EN COLLABORATION AVEC
LA PÊCHE MONNAIE LOCALE
et
LE PRÉ EN TRANSITION

Delphine Grinberg
pour son livre 

SAUVONS LES ARBRES !

Grande journée autour des arbres et de l’environnement à la librairie ce samedi !
Tout d’abord avec Delphine Grinberg, qui après des études d’Arts Appliqués, est venue  aux sciences et à l’environnement avec la passion de faire partager aux jeunes le goût de la découverte.
Delphine Grinberg dédicacera son livre et animera également un atelier pour les enfants : fabrication d’arrosoirs pour arroser les plantes sauvages de la rue, et jeu avec des craies géantes pour qu’ils les fassent parler !

SAUVONS LES ARBRES
Delphine Grinberg,
Éditions Rageot, 12,90 euros.
Une histoire 100% écolo qui montre que l’on peut agir au quotidien !
En banlieue, Malou, 9 ans, Tulipe, Florimond, les jumeaux Florian et Floriane, Tito et le rat Neige veulent sauver le grand hêtre du terrain vague. Il abrite leurs fous rires et leurs secrets. Pas question qu’une tronçonneuse le mette à terre ! Pour lutter contre le promoteur, ils ont plein d’armes et des alliés… parfois inattendus !
Et pour prolonger le plaisir, “Terriens malins”, c’est aussi un site internet:
http://terriensmalins.strikingly.com/

Enfin, pour information, Le Pré en Transition et La Pêche-Monnaie locale serons présents avec l’éco-roulotte afin de vous présenter la monnaie locale mais aussi parler d’arbres et de forêt urbaine avec la pétition « un poumon pour nos poumons ».

Un poumon pour nos poumons [Pétition BUSSO]

À
Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République
Monsieur François de Rugy, Ministre de la Transition écologique et solidaire
Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé
Madame Sabine Rubin, Députée de la 9ème circonscription de Seine-Saint-Denis
Madame Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France
Monsieur Laurent Baron, Maire du Pré Saint-Gervais

UN POUMON POUR NOS POUMONS

Nous, Gervaisiennes et Gervaisiens,
Demandons solennellement à nos représentants de nous entendre et de mobiliser tous les moyens pour répondre à la nécessité et à l’urgence d’un poumon vert au Pré Saint-Gervais pour la santé de ses habitants, en particulier des plus jeunes.
La pollution tue 6 600 personnes par an à Paris et sa plus proche banlieue. Deux fois plus que les accidents de la route dans toute la France. « Nous fabriquons des handicapés respiratoires à vie » titre Le Parisien.

Le Pré Saint-Gervais, en bordure du périphérique sur près de la moitié de son périmètre, est l’une des villes de France les plus polluées en particules fines et l’une des plus démunies d’Europe en espaces verts avec moins de 2 m2 par habitant quand l’OMS (1) en préconise au minimum 10 m2 , soit cinq fois plus.
De surcroît, la densité de notre ville, supérieure à celle de Paris avec l’équivalent de 25 000 habitants au km2 , a dépassé les limites du raisonnable.

L’urgence est à la création d’un authentique poumon vert, seule alternative sérieuse et efficace contre les effets mortifères de la pollution dont les plus démunis et leurs enfants sont les premières victimes (asthme, allergies, bronchiolite etc.). Ces derniers, faute de moyens, ne peuvent échapper à l’emprise urbaine bitumée et bétonnée.

Nous, Gervaisiennes et Gervaisiens,
Affirmons donc l’urgence absolue de créer un authentique espace de respiration au Pré Saint-Gervais.

C’est une question de santé publique.

Une forêt urbaine de 4 800 m2 sur l’espace bientôt libéré par les usines Busso, est la dernière chance d’infléchir radicalement le destin de notre ville pour la santé de ses habitants et la reconstitution de sa biodiversité.

Or, cette friche a été acquise par notre municipalité par un emprunt de 9 millions d’Euros auprès de l’EPFIF(2) . Un programme immobilier est prévu pour en assurer le remboursement via un promoteur acquéreur qui pourrait construire et vendre 110 logements dont 33 à un bailleur social.
Pourquoi construire davantage dans une ville hyper densifiée et qui peut s’enorgueillir d’un parc de logements sociaux de 48 %, supérieur à la moyenne du département de Seine Saint Denis ?

Nous, Gervaisiennes et Gervaisiens,

Affirmons que la plantation d’arbres sous forme de forêt urbaine est une solution d’avenir simple et réaliste.

Les arbres réduisent les polluants, comme la poussière, l’ozone, et les métaux lourds, mais aussi le bruit et permettent un effet d’îlot de fraicheur en période de canicule. Leur présence est associée à une meilleure santé physique et mentale de la population, moins de mortalité, moins d’anxiété, de dépression et de stress. Les forêts urbaines favorisent la cohésion sociale et font aussi baisser la violence en ville(3).
Les économies de santé publique générées par la proximité directe d’espaces boisés est estimée à environ 300 € par habitant et par an, soit pour une ville comme le Pré Saint-Gervais, près de 5 millions d’Euros en une seule année !

Par cette pétition, Nous, Gervaisiennes et Gervaisiens,

Demandons à nos représentants d’accorder leur confiance à des citoyens lucides et responsables en donnant à leur commune les moyens de réaliser cette forêt urbaine sur les 4 800 m2 de la friche Busso.

La forêt urbaine est un modèle de résistance simple, économique et réaliste face aux conséquences du dérèglement climatique.

La Collégiale

Copies : Monsieur Stéphane Troussel, Président du Conseil Général – Monsieur Gérard Cosme Président de la Communauté d’Agglomérations Est Ensemble

(1) Organisation Mondiale de la Santé
(2) Établissement Public Foncier de la région Ile de France
(3) Seeing Community for the Trees: The Links among Contact with Natural Environments, Community Cohesion, and Crime – Netta Weinstein et al. -BioScience (December 01, 2015) 65 (12): 1141-1153

Participation des adhérents du Pré en Transition au spectacle déambulatoire :
Vers la Cité Soleil de Mystère Bouffe et Ici-Même le Pré. Photo ©Raphaël Daniel

Les friches en fête !

Retrouvez les membres de l’association le Pré en Transition au Jardin Divers
le dimanche 14 avril dès midi pour un repas partagé.

Atelier Land art à 14h30
Atelier plantations de 15h30 à 16h30

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