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Guérir la ville

Ci-après les notes de travail de l’Association le Pré en Transition concernant la révision du PLU au Pré Saint-Gervais. Notes envoyées le 01/06/2018 au Service urbanisme de la Mairie. (télécharger le courrier : PDF)

NOTES POUR LE PADD – RÉVISION PLU PRÉ SAINT-GERVAIS

Parler de “guérir la ville”, c’est vouloir réparer les dégâts causés par nos modes de vie des dernières décennies : un impact négatif de la voiture sur l’environnement et notre santé (pollution, bruit, stress…), un dépérissement du commerce local au profit des grandes surfaces, une densification (la 3e plus forte de France[1]) associée à une bétonisation, et par des politiques publiques déficientes, ignorant les enjeux d’avenir.

La hausse moyenne de la température de la Terre dépassera largement la limite des 2°C dans les années à venir[2]. Devant l’urgence, nous sommes donc dans l’obligation de préparer, dès maintenant, la ville à faire face aux conséquences du dérèglement climatique, cela engage notre responsabilité. Le réalisme nous impose d’avoir une vision ambitieuse et créative – dépassant le modèle actuel qui ne prend pas en compte ce contexte – pour une ville résiliente.

1. se libérer de la voiture et favoriser les transports doux

La voiture occupe beaucoup d’espace public et est source de nombreuses nuisances, elle a envahi la ville.
– un plan vélo sur la ville : des parkings à vélos collectifs sécurisés dans chaque rue, pistes cyclables protégées, généraliser le double-sens vélo et le tourne-à-droite aux feux  
– des rues piétonnes (définitivement pour certains axes commerçants ; ponctuellement pour les autres)
– rendre obligatoire l’existence d’un local à vélos (en lieu et place des places de stationnement) pour toute nouvelle construction.
– augmenter la fréquence de passage et étendre les horaires du P’tit BUS

2. redonner sa place à la nature en ville

L’excès de minéralisation de la ville rend celle ci plus sensible aux aléas climatiques (canicules, fortes pluies…). La biodiversité en ville est particulièrement en danger.
– élargir les carrés consacrés aux arbres et permettre la plantation (avec surélévation)
– créer un poumon au cœur du Pré : une mini forêt protégée avec cheminement sur-élevé (par exemple sur la parcelle Busso) > puit de carbone, lutte contre la perméabilisation des sols et îlots de fraîcheur.
– sanctuariser le biotope existant en interdisant toute nouvelle construction sur terre nue.
– pérenniser les friches en jardins communs, partagés.
– permettre la mise en place de frontages publics.
– planter des arbres nourriciers dans les rues

3. ralentir, pour vivre mieux et créer du lien

– Limiter la vitesse dans toute la ville à 30 km/h.
– Créer des chicanes végétalisées dans les rues, notamment à proximité des feux pour inviter à ralentir.
– Rue André Joineau en zone de rencontre (priorité piéton).
– Inscrire la ville dans le mouvement européen Slow City (avec labellisation).
– Créer des régies de quartier : kiosque avec un régisseur de quartier. Propreté, civisme, services publics…
– Installation de mini-zones éphémères et mobiles (bancs, table…) sur des places de stationnement, permettant aux habitants d’échanger.

4. construire une ville vivante et résiliente

– soustraire le foncier à la spéculation : interdire toute nouvelle construction supérieure à R+3
– n’autoriser les agrandissements que s’ils sont accompagnés d’une rénovation énergétique globale
– l’équivalent des nouvelles surfaces de construction devra être compensé par végétalisation (verticale ou horizontale, intégrée au projet architectural – avec suivi et obligation d’entretien au même titre que les ravalements de façades.
– des bâtiments publics et programmes immobiliers à énergies positives

La ville du Pré a atteint ses limites avec moins de 6 m2 d’espace vert par habitant[3], il est impératif de construire moins et mieux.

 

Ressources :

https://pludupresaintgervais.wordpress.com/

Actions pour la Transition

 

SLOW CITY

Manifeste « Slow city » avec 70 recommandations et obligations.

Voici les principales :
– Mise en valeur du patrimoine urbain historique en évitant la construction de nouveaux bâtiments.
– Réduction des consommations énergétiques.
– Promotion des technologies écologiques.
– Multiplication des espaces verts et des espaces de loisirs.
– Propreté de la ville.
– Priorité aux transports en communs et autres transports non polluants.
– Diminution des déchets et développement de programmes de recyclage.
– Multiplication des zones piétonnes.
– Développement des commerces de proximité.
– Développement d’infrastructures collectives et d’équipements adaptés aux handicapés et aux divers âges de la vie.
– Développement d’une véritable démocratie participative.
– Préservation et développement des coutumes locales et produits régionaux.
– Exclusion des OGM

Source

 

FRONTAGE : RECONQUÉRIR LES RUES
Nicolas Soulier

https://www.youtube.com/watch?v=YrcTMVw00Fg

https://fr.wikipedia.org/wiki/Frontage

RUE DE L’AVENIR

Quand des villes retirent l’asphalte

Les grandes villes, engagées pour la biodiversité végétale

The conversation : Les “forêts urbaines”, essentielles aux villes de demain.

La résilience urbaine

[Sources]

  1. Wikipédia Liste des communes les plus denses de France
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_communes_de_France_les_plus_denses
  2. Article du Monde : “Tous les indicateurs du réchauffement climatique sont au rouge”
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/05/09/tous-les-indicateurs-du-rechauffement-climatique-sont-au-rouge_5124694_3244.html
  3. Site de la ville du Pré. http://www.villedupre.fr/agenda_21_environnement_energie_et_qualite_de_l_air.html

vive les mauvaises herbes !

Et si on gardait les mauvaises herbes qui poussent le long de nos trottoirs ?

Frédérique Soulard, Belles de bitume

Comprendre la résilience au Pré…

INVITATION

  Vendredi 18 mai à 19h30
salle Danton
autour d’un apéritif dînatoire

 le Pré en Transition
organise une projection de

TRANSITION 2.0
(50 minutes) 

sur  le sens du mouvement international 
des Villes et Territoires en Transition et les actions
pour faire face au dérèglement climatique

 

Ce documentaire nous montre comment combiner les sages enseignements de la permaculture, redécouvrir les capacités de chacun, réhabiliter la débrouillardise et les savoirs anciens, retrouver le sens du commun et la joie du vivre-ensemble… bref, comment tisser ensemble ici, maintenant et avec enthousiasme les conditions de résilience pour notre avenir et celui de nos enfants.

Jardins partagés, AMAP, monnaie locale, repair café, fêtes de rue… ces initiatives, lancées au Pré, participent déjà, chacune à sa façon, à cet intérêt commun. Nous avons très envie de partager ce moment de convivialité et d’imaginer grâce à ce film comment continuer avec vous ces belles actions concrètes et réjouissantes.

La Collégiale

 

la Terre est une marmite !

De la terre vivante au bon goût des choses, les microbiologistes des sols Lydia et Claude Bourguignon mettent les pieds dans le plat, ils manifestent pour une agriculture vivante !

Le modèle de la révolution verte basé sur une approche simpliste du sol et sur une conception industrielle du vivant a rendu l’agriculture polluante, destructrice de l’environnement, productrice de malbouffe et incapable d’assurer la sécurité alimentaire du pays et la survie  de ses agriculteurs. Les citoyens avisés  demandent à l’agriculture d’évoluer en devenant durable, en produisant des aliments de qualité. Les paysans demandent simplement à pouvoir vivre dignement de leur métier. Les politiques ont abandonné depuis trop longtemps l’agriculture à l’agro-industrie, qui produit de la nourriture de qualité médiocre et à bas prix.

L’agriculture durable a deux atouts fondamentaux que l’humanité, hypnotisée qu’elle est par les technologies, a totalement oubliés : premièrement, nous pouvons nous passer de biens industriels, mais pas de nourriture. Deuxièmement, l’agriculture est la seule source durable de richesse des nations.

Si l’industrie transforme la matière, l’agriculture cultive la vie.

Source

Fête des Terres de Gonesse

Dimanche 27 mai : Journée de mobilisation

L’annulation de l’arrêté préfectoral de création de la ZAC du Triangle de Gonesse par le tribunal administratif de Cergy ne suffit pas pour décider l’abandon du projet EuropaCity. Vianney MULLIEZ, président d’Immochan, filiale du groupe AUCHAN, et les promoteurs du projet EuropaCity ont organisé le 4 avril une opération de séduction centrée sur la présentation des lauréats de leur concours d’architecture lancé à l’automne 2017.

Comme l’a noté un éminent observateur des questions d’urbanisme et d’architecture, Luc LE CHATELIER, journaliste à Télérama et rédacteur du blog “Permis de Construire” dans un billet gentiment moqueur intitulé : “EuropaCity ? Tout va très bien, madame la Marquise !” : “Sur le fond, aucun architecte ne s’est exprimé sur le sens de ce projet de société paillette et mercantile. Encore moins sur la pertinence d’artificialiser 280 hectares de bonne terre à blé aux portes du Grand Paris.”

Ainsi puisque l’annulation de l’arrêté préfectoral de création de la ZAC Triangle de Gonesse ne décourage ni Auchan ni Wanda, il revient aux amis de la nature, des terres agricoles, des cultures maraîchères et des espaces de respiration en zone péri-urbaine de continuer à se rassembler et à se manifester pour montrer qu’ils seront toujours là pour protéger les terres fertiles du triangle de Gonesse, les dernières au Sud de Roissy et au Nord de Paris. Face à la puissance financière des promoteurs français et chinois, redoublons d’efforts pour que les décideurs politiques se saisissent enfin du projet CARMA, seul projet alternatif issu du terrain, peu gourmand en investissement, inspiré des expériences concrètes menées en agriculture périurbaine et vivrière à Barcelone et à Milan, seul projet susceptible de reconstruire le lien entre producteurs, consommateurs et habitants.

Source

le bokashi, le compost à la japonaise

Parfait compagnon des jardiniers urbains, le bokashi est une astucieuse méthode japonaise permettant de composter les déchets sans odeur, et en un minimum de place. (…}
Le bokashi, méthode découverte dans les années 1960 par le professeur d’université japonais Teruo Higa, se base sur l’agrégation de bactéries qui, une fois regroupées grâce à la fermentation des déchets alimentaires, deviennent capable de nourrir efficacement le sol et les végétaux. Encore méconnue, cette façon de composter simple et efficace se voit aujourd’hui expliquée dans un très joli petit livre écrit par Sue Quinn, et paru aux éditions Marabout.

UNE MÉTHODE RAPIDE ET AMUSANTE

Signifiant en japonais « matière organique fermentée », le bokashi consiste en la fermentation de vos déchets alimentaires à l’aide de deux seaux (un pour les déchets, l’autre pour recueillir le “jus”) et d’un peu de son de bokashi (qui permet transformer les déchets ménagers en engrais plein de nutriments). Celle-ci donnera alors un “thé” en à peine 15 jours, qui pourra servir à nettoyer vos canalisations ou à nourrir la terre de vos plantes une fois dilué. Mais attention, il faudra pour cela avoir bien respecté quelques préceptes expliqués par l’auteur Sue Quinn, et illustrée tout en couleur par Michelle Tilly. Un exemple ci-dessous, avec la page expliquant graphiquement le bokashi !

LES AVANTAGES DU BOKASHI

Plus facile que le lombricompostage, autre méthode exploitable en petits espaces qui permet de composter ses déchets grâce à l’utilisation de vers, cette technique permet de se lancer en toute facilité dans un compostage en quantité raisonnable. Car les vers du lombricompostage, un brin capricieux, demandent à la fois à bien savoir doser les déchets (ils aiment les Ph neutres) ainsi que la température (comme vos collègues de bureau, ils ne supportent pas le froid trop froid, ni le chaud trop chaud). Le bokashi, qui ne demande lui que très peu d’entretien, permettra donc aux apprentis jardiniers de nourrir la terre de leurs plantes sans avoir à répondre aux caprices des lombrics, ou à avoir recourt à un compostage plus fastidieux, et plus envahissant. Enfin, dernier avantage, il se trouve être écologique que les autres méthodes car il ne relâche pas de gaz à effet de serre, et fera même gagner plusieurs mois à tous les amateurs de compostage classique – car les déchets utilisés pour leur bokashi se décomposeront en à peine deux à trois semaines dans un composteur classique.

Source

 

 

Autres ressources :

Brind’infos : Bokashi

Le Jardin comestible : Valorisez vos déchets grâce au bokashi

Hortik le blog : le compostage bokashi, c’est quoi et  comment ça fonctionne ?

Tutorial Low Tech Lab : Fabriquer ses seaux à bokashi.

 

le Pré face au dérèglement climatique

DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE
RELIER POUR RÉSISTER

Manger sain et local : promouvoir les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), contre la malbouffe et les pesticides dans les aliments consommés par les enfants en restauration scolaire, développer le bio à la cantine.

Recycler : mettre en pratique les “3R” RÉDUIRE/RÉUTILISER/RECYCLER, notamment lors de la Fête de la Transition (buffet zéro déchet, ateliers récup/réparation…), soupes de la Transition (à base de légumes invendus et d’épluchures).

Ralentir : émettre moins de gaz à effet de serre, source du réchauffement climatique, en favorisant les modes de déplacements doux (vélos, marche à pieds…). Organisation de promenades à vélos (vélorution) dans les rues du Pré, mise en place de rues piétonnes, soutien du Pédibus du Pré.

Cultiver la ville : animation du jardin partagé  “Jardin Divers” au 1 rue Paul de Kock (trocs de graines, atelier semis, poules, composteur, jardinage…)

Composter : co-animation du composteur collectif (Square Edmond Pépin).

Relocaliser nos échanges : mise en place de la Pêche, monnaie locale, au Pré. Comptoir de changes tous les samedis au square Edmond Pépin. Organisation de matinées festives avec les commerçants.

Réfléchir : projections de films suivi d’un débat à la salle Danton ou au ciné104 à Pantin.

Troc de graines

LE PRÉ EN TRANSITION
vous invite au

TROC DE GRAINES & PLANTES

le dimanche 15 avril à partir de 15h
au JARDIN DIVERS

(1 rue Paul de Kock – Pré Saint-Gervais)

 

l’argile sous nos pieds !

L’argile sous nos pieds !

Modeler, tourner l’argile de Romainville
Céramiste, Philippe Paumier animera des ateliers de sensibilisation adultes et enfants avec de l’argile “locale”, recueillie par carottage dans un chantier situé à Romainville.
Cette argile se dénomme « marne » elle est riche en calcaire. Deux couleurs distinctes se dégagent, la marne verte, trouvée à environ 10m de profondeur et la marne bleue à 15m environ.
Au programme : Nous allons proposer au public de participer au recyclage de cette argile, puis de la modeler. Ateliers du 06 au 08 avril 2018.

 

Atelier Vents et Courbes

Tél: 0680893927
33 Rue Danton – 93310 Pré-Saint-Gervais

Plus d’infos

 

Jardin Divers : les friches en fête !

LES FRICHES EN FÊTE !

dimanche 25 mars 2018 de 13h à 17h

vous êtes convié·e·s au Jardin Divers
pour un après-midi convivial

Au programme : ateliers semis et plantation, moment musicale
et bonnes choses à déguster !

Pensez à apporter des petites douceurs ou boissons à partager,
et si vous voulez participer comme bénévole à l’évènement
ou proposer un atelier, de la musique ou autre…
faites vous connaître rapidement !

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